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P (lat. p), s . m. La seizième lettre de l’alphabet et ladouzième des consonnes. || 5 p. 0/0, cinq pour cent.|j P capital signifie pied, et p minuscule pouce. || Enmus. P, piano, doucement; PP, più piano, plus dou-cement; PPP, pianissimo, très-doucement.
PACAGE (b. lat. pascuaticum, du lat. pascuum) ,s.m.Lieu de pâture. || Terrains soumis au pâturage, maissurtout terrains en friche, communaux. | j Droit de pacage,droit d’envoyer paître son bétail dans certains pâturages.
PACAGER, v. n. T. de coutume. Faire paître, fairepâturer. || Act. Faire pacager du blé, du seigle, le fairemanger en herbe par les troupeaux.
PACANT (voy. païen), s. m. Terme vieilli de mépris.Un rustre, un manant.
PACE (IN) (in-pa-sé. Lat in et pace), s. m. Prison fortrigoureuse, où les moines mettaient ceux d’entre eux quiavaient commis quelque grande faute. Des in pace.
PACHA (mot turc), s. m. Titre, chez les Turcs, desgouverneurs de provinces. Le rang des pachas est dé-terminé par le nombre des queues de cheval qui formentleur étendard. Pacha à trois queues.
PACHALIK (pa-cha-lik), s. m. Pays soumis au gouver-nement d’un pacha.
PACHYDERME (pa-chi-dèr-m’ ; quelques-uns pronon-cent pa-ki-dèr-m’. et àippx), ciaj. En hist. nat.
Qui a la peau épaisse. Un quadrupède pachyderme.(| S. nt.pl. Les pachydermes, ordre des mammifères.
PACIFICATEUR, TRICE (lat. padficalor) ,s. m. et f.Celui, celle qui pacifie. Au nom de conquérant et aetriomphateur, Il veut joindre le nom de pacificateur,Volt. Catherine II, la pacificatrice de la Pologne, id.Il Adj. Qui pacifie, qui apaise les troubles. La victoire de1 esprit pacificateur sur l’esprit de persécution, Volt.
PACIFICATION (lat . pacificatio), s.f. Rétablissementde ,1a paix. La pacification de l’Europe, des troubles, etc.|| Edits de pacification, édits des rois de France quiavaient pour but d’apaiser les troubles de religion, dansle xvi e siècle. || Apaisement des dissensions domestiques,des différends entre particuliers.
PACIFIÉ, ÉE, p. p. de pacifier.
PACIFIER (lat. pacificare), v. a. Rétablir la paix.Pacifier l’Europe. || Il se dit aussi des différends, des trou-bles qu’on fait cesser. 11 Fig. Rétablir le calme. 11 Se pa-cifier, v.r. Devenir pacifié.
PACIFIQUE (lat. pacificus J, adj. Qui porte la paix,qui aime la paix. Un roi pacifique. Des desseins paci-fiques. || Subst. Salomon le pacifique, Boss. || Qui portela paix, la tranquillité. Du soir les ombres pacifiques,Boil. Que Dieu jette sur vous des regards pacifiques!Rac. || Où règne la tranquillité. Une ville pacifique. || Enjurispr. Possesseur pacifique, celui qui possède sans ré-clamation. || La mer Pacifique, l'océan Pacifique, et parabréviation le Pacifique, la mer du Sud.
PACIFIQUEMENT, adv. D’une manière pacifique.
PACOTILLE {U mouillées. Voy. paquet), s. f. Primi-tivement, petit ballot de marchandises que chaque ma-rin embarqué avait le droit de porter avec lui, sans enpayer le fret à l’armateur. || Aujourd’hui, certaines par-ties de marchandises qu’un passager embarque pour sonpropre compte dans l’espoir de les vendre outre-mer.|| Certaines parties de marchandises dont l’ensemblecompose la cargaison. || Marchandises de pacotille, mar-chandises de qualité inférieure. || C’est de la marchan-dise de pacotille ou simplement c’est de la pacotille, c’estune mauvaise marchandise. || Fig. et famil. Une certainequantité d’objets quelconques.
* PACOT1LLEUR (Il mouillées), s. m. Celui qui fait lecommerce de pacotille.
PACTA CONVENTA (pa-kta-kon-vin-ta. Lat. pactumconventum), s. m. pl. Conventions faites entre la répu-blique de Pologne et le roi qui venait d’être élu.
PACTE (lat. pactum), s. ni. Convention. Il y a unpacte entre eux. Le pacte social. || Faire un pacte avecle diable, contracter avec le diable une prétendue con-vention par laquelle il accordait richesse et pouvoir pen-dant un certain temps, au bout duquel il s emparait decelui qui avait fait le pacte. || Fig. Rompez, rompeztout pacte avec l’impiété, Rac. || Pacte de famille, traitéconclu en 1761 entre la France et l’Espagne, par lequeltoutes les branches de la maison de Bourbon s’obligeaientà se soutenir mutuellement. || Pacte fédéral, la consti-tution de la Suisse. || Pacte de famine, compagnie demonopoleurs de grains fondée en 1729.
PACTISER (pacte), v. n. Faire un pacte. || Fig. Com-poser, transiger. Pactiser avec le crime.
* PACTOLE, s. m. Petite rivière de Lydie qui charriaitde l’or. || Fig. Source de richesse. C’est le Pactole.
* PADISCHAH ou PAD1SHA (pa-di-cha. Persan padis-chah, monarque), s . m. L’empereur des Turcs.
PADOU (la ville àePadoue), s. m. Nom donné à desrubans de bourre de soie.
PADOUANE, adj. f. Médailles padouanes et subst.padouanes, médailles nouvellement frappées pour con-trefaire les antiques; elles provenaient d’un nommé lePadouan, qui en a contrefait un grand nombre en Italie.|| Par extens. Toute médaille moderne frappée à l’anti-que, et qui semble avoir tous les caractères de l’antiquité.
* RAF ! interj. indiquant un coup donné. Pif! paff
PAGAIE (pa-ghê), s. f. Espèce de rame dont on se
sert aux Indes orientales et dont la forme est celle d’unepelle, avec une petite traverse, en forme de béquille, aubout du manche ; elle ne porte pas sur l’embarcation.
* PAGANISER (lat. paganus), v. n. Agir, penser enpaïen. Je paganise dans le sanctuaire, Boss. || V. a.Donner le caractère du paganisme.
PAGANISME (paganiser), s. m. Religion païenne,religion constituée par le polythéisme. || Fig. N’a-t-il pasdit partout que le papisme est un abominable paganisme ?Boss. || S’est dit, dans le moyen âge, pour islamisme.
PAGE (lat. pagina), s. f. L’un des côtés d’un feuilletde papier, de parchemin, etc. || Page blanche, page où iln’y arien d’écrit. || Fig. Puisse toute ma vie être unepage blanche ! Lamartine. || Écriture ou impression con-tenue dans la page. 11 y a tant de lignes à la page. || T.d’imprim. Mettre en pages, rassembler des paquets decomposition pour en former des pages. || Metteur enpages, le compositeur chargé de cette opération. || Lecontenu de la page, par rapport au sens, au style. Il y a debelles pages dans ce livre. || Fig. C’est la plus belle pagede sa vie, c’est l’action qui lui fait le plus d’honneur.
PAGE (orig. inc.), s. m. Jeune garçon attaché au ser-vice d’un roi, d’un prince, d’un seigneur. Tout marquisveut avoir des pages, la Font. || Tour de page, maliceoù il y a de Fespieglerie. || Effronté comme un page decour ou simplement comme un page, hardi jusqu à l’im-pudence. || Être sorti de page, être hors de page, avoiraccompli le temps de son service dans les pages, et fig.être hors de toute dépendance. || Mettre hors de page,affranchir de la dépendance,
PAGINATION, s. f. Série des numéros des pages d’unlivre. Une faute de pagination.
PAGINÉ, ÉE, p. p. de paginer.
PAGINER (lat. pagina), v. a. Numéroter les pagesd’un livre, d un registre, etc.
PAGNE (esp. paho, du lat. pannus), s. m. Morceau detoile de coton ou d’autre étoffe, dont les nègres d’Afriques’enveloppent le corps, depuis la ceinture jusqu’aux ge-noux. || Chaque pièce d’un tissu d’écorce d’arbres oud’autres filaments végétaux qui se fait à Madagascarou ailleurs, et dont on fait soit des robes, soit des cha-peaux. j| L’Académie fait ce mot masculin d’après 1 éty-mologie; Voltaire et Chateaubriand l’ont fait féminin.