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que chose qui le fait descendre. || Fig. Faire pencher labalance de la justice. || Fig. S’incliner, s’affaisser. Ce-pendant Claudius penchait vers son déclin, Rac. La sy-nagogue penchait visiblement à sa ruine, lloss. || Fig.Être porté à. Ce bon naturel qui vous fait pencher du côtéde la vertu, Mass. || Pencher vers quelqu’un ou versquelque chose. Et toujours tous les cœurs penchent versBajazet, Rac. || Pencher pour. Osmin a vu l’armée, ellepenche pour vous, Rac. || Pencher à, être porté versuelque chose. Mon naturel penchait à la mollesse, Fén.
Pencher à, avec un verbe à l’intinitif. Ils penchent à ai-mer le vice, J. J. Rouss. || Se pencher, v. r. S’incliner.
PENDABLE, adj. Qui mérite d’être pendu. Cet hommeest pendable. || Qui entraîne la peine du gibet. Un caspendable. || Tour pendable, méchanceté insigne. ||Le casn'est pas pendable, il n’y a pas lieu de beaucoup blâmer.
PENDAISON, s. f. Action d’attacher au gibet.
PENDANT, prép. Le long du temps de. Pendant lanuit. || Pendant que, toc. conj. Le long du temps où.|| Il se dit quelquefois au lieu de tandis que.
PENDANT, ANTE, adj. Qui pend. Un rocher pendant.Des joues pendantes. Mais que font là tes bras pendants àton côté ? Rac. || En bot. Se dit d’un organe dont la baseest dirigée en haut et le sommet tourné vers la terre etlibre. ||T. de pratique. Les fruits pendants par les ra-cines ou simplement par racines, les blés, les fruits donton n’a point encore fait la récolte. ||Fig. Qui est immi-nent. Les châtiments pendants sur nos têtes, Fén. || T. depalais. Qu’on est en train déjuger. Procès pendant. j| Parextens. Une question pendante devant le public, J. J.Rouss. || S. m. Pendant de ceinturon, de baudrier, partiedu ceinturon, du baudrier, qui soutient l’épée. || Pen-dants d’oreilles, parures de pierreries attachées aux bou-cles d’oreilles. || Il se dit de deux objets d’art à peu prèspareils, et destinés à figurer ensemble en se correspon-dant. Ces deux tableaux font pendants. || Fig. 11 se dit depersonnes ou de choses qui sont à peu près pareilles.
PENDARD, ARDE, s. m. et f. Par exagération, celui,celle qui est digne de pendaison, qui ne vaut rien du tout.
* PENDARDERIE, s. f. Conduite, action de pendard.
PENDELOQUE (pendre et loque), s. f. Lambeau d’un
vêtement déchiré. || Petite piece de cristal taillée enpoire, qui sert d ornement à un lustre, ou à d'autres ou-vrages. || Nom donné aux pierreries qui pendent auxboucles a’oreilles. Une pendeloque de diamants.
PENDENTIF, s. m. Portion de voûte sphérique placéeentre les grandsaresqui supportent un dôme,unecoupole.
* PENDERIE, s. f. Exécution de pendus. On croit qu’ily aura bien de la penderie, Sév.
* PENDEUR, s. m. Celui qui pend ; bourreau.
PENDILLER (Il mouillées. Dérivé de pendre), v. n.
Être suspendu en l’air et agité.
a PEN DO I R, s. m. Corde, crochet où l’on suspend lesquartiers de lard chez un charcutier, les quartiers et lesmorceaux de viande chez un boucher.
PENDRE (lat . penderé), v. a. Attacher un objet enhaut, de manière qu’il ne touche point à la terre. || Fig.Pendre au croc, voy. croc. || Attacher quelqu’un à la po-tence ou à tout autre endroit, pour l’étrangler. 11 Pendrehaut et court, pendre à quelque chose d’élevé et avec unecorde courte. || Àbsol. On ne pend plus. || Chez les an-ciens, pendre à la croix, attacher à la croix, crucifier.
11 Dire pis que pendre de quelqu'un, en dire outrageuse-ment du mal. || Cet homme ne vaut pas la corde pour lependre, c’est un misérable. 11 Je veux être pendu si..., lo-cution familière qui s’emploie pour affirmer d’une ma-nière péremptoire. || V. n. Être suspendu. Son braspend. Les plus riches fruits de l’automne qui pendaientdes arbres, Fén. || Fig. Être toujours pendu aux côtés ouà la ceinture de quelqu’un, le suivre partout. || Cet en-fant est toujours pendu au cou de sa mère, il l’embrassesans cesse. || Être pendu aux oreilles de quelqu’un, luiparler sans cesse de quelque chose. || Fig. Être mena-çant. Un pressentiment du malheur qui pendait sur satête, Rollin. || Fig. etfamil. Autant lui en pend à l’o-reille, au nez, à l’œil, il pourra lui en arriver autant.|| Fig. Etre en jugement. Le procès pend. || Descendretrop bas, tomber trop bas. Votre robe pend d’un côté.lj Les joues lui pendent, ses joues sont flasques. || Se pen-
dre,!’. r. Se suspendre à quelque chose. || Se pendre à lasonnette, sonner avec beaucoup de force et de continuité.Il Fig. Se pendre à l’oreille de quelqu’un, lui parlerconstamment dans l’oreille. || Se donner la mort en sesuspendant par le cou pour s’étrangler. || Il y a de quoise pendre, se dit en parlant d’un événement qui accable.
PENDU, UE, p. p. dépendre. || Attaché au gibet.IISuù.s-/. Un pendu. Une pendue. || Sec comme un pendu,extrêmement sec et maigre. || Prov. Il ne faut pas parlerde corde dans la maison d’un pendu, voy. corde.
PENDULE (lat. pendulus), s. m. Corps pesant sus-pendu à l’extrémite inférieure d’un fil c>u d’une vergemétallique, dont l’autre bout est attaché à un point fixeautour duquel le système peut osciller.
PENDULE, s. /’. Horloge portative qu’on place surune cheminée, sur un meuble, ou qu’on attache à la mu-raille ; elle est à poids ou à ressort, on y joint un pen-dule dont les oscillations servent à en régler le mouve-ment. |j La boîte dans laquelle sont placés le mouvementet le cadran. || Pendule de bronze doré, de marbre, etc.pendule dont la boîte est de bronze doré, de marbre, etc.
PÊNE (anc. fr. pesle, du lot. pessulus), s. m. Partied’une serrure qui est poussée par la clef et qui fermeou qui ouvre une porte en allant ou venant.
* PÉNÉEN, ENNE (irevvjj), adj. Engéol. Terrainpénéen,terrain ainsi dit parce qu’on le croyait pauvre en débrisde corps organisés ; on le nomme maintenant permien.
PÉNÉTRABILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est péné-trable. La pénétrabilité d’une substance spongieuse.
PÉNÉTRABLE (lat . penetrabilis), adj. Dans quoi l’onpeut pénétrer. Espace pénétrable à la matière. || Enjihys. Qui peut laisser entrer en soi un corps, de manièreà occuper en même temps que lui le même lieu. La ma-tière n’est point pénétrable. || Fig. Qui peut être péné-tré, conçu. Les vérités pénétrablesà notre esprit.
PÉNÉTRANT, ANTE, adj. Qui pénètre. Un de cesrayons pénétrants de votre grâce [de Dieu] lumineuse,Fléch. || En chir. Plaie pénétrante, plaie qui pénètredans une cavité intérieure. [| Vue pénétrante, vue quiatteint les objets petits et cachés. || Fig. Qui pénètreavant dans les choses par l’intelligence. Un esprit péné-trant. || Œil, coup d’œil, regard pénétrant, œil qui de-vine, qui pénètre au fond des cœurs. || Qui se fait sentirprofondément. Froid pénétrant.|| Fig. Qui touche, émeut.Des accords pénétrants. Reconnaissez le monde etsesdou-leurs plus vives et plus pénétrantes que ses joies, Boss.
PÉNÉTRATIF, IVE, adj. Qui ala vertu de pénétrer.
PÉNÉTRATION (lat. penetratio ), s. f. Action de pé-nétrer. L’intime pénétration qui a lieu entre certainscorps. |[ Quantité dont un projectile pénètre dans un mi-lieu résistant quelconque : terre, bois, maçonnerie, etc.|| Action de faire infiltrer desliquides dans les bois.||Fig.Action intellectuelle par laquelle on pénètre avant dansles choses. Leplusgranddéfaut delà pénétration n’est pasde n’aller point jusqu’au but; c’est de le passer, la Roch.
PÉNÉTRÉ, ÉE, p. p. de pénétrer. || Fig. Au cœur du-quel certains objets, certains sentiments sont arrivés.Je suis pénétrée de cette affaire, Sév. Pénétré de recon-naissance, du désir de, etc. || Absol. Quand il m’arrived’y faire réflexion, je me senssi pénétré queje no puis metaire, Lesaoe. || Avoir l’air pénétré, paraître très-affecté.
PÉNÉTRER (lat. penetrare), v. a. Passer à travers.Le coup a pénétré les chairs. Leurs habits étaient appe-santis par l’eau qui les avait pénétrés, Fén. || Entrerbien ayant. Les Sarrasins pénétrèrent l’empire, Boss,|| Fig. À ce coup, ma prière a pénétré les cieux, Corn.|| Fig. Percer intellectuellement, en comprenant. Péné-trer un secret. Elle pénétrait les défautsles plus cachésdes ouvrages d’esprit, Fléch. || Pénétrer quelqu’un, dé-couvrir ses secrètes pensées. || Absol. Plus on crut pé-nétrer, moins on fut éclairci, Boil. || Se laisser pénétrer.|| Fig. Percer je cœur de quelque émotion. Cette nou-velle m’a pénétré de douleur. Sa voix douce pénétraitle cœur du jeune fils d’Ulysse, Fén. || Absol. Racine plaît,remue, touche, pénètre, la Bruï. || F. n. Aller bien avant,arriver jusqu a. Je pénétrai dans la cour. Les barbarespénétrèrent partout, Montesq. || Fig, Ces paroles ontpénétre jusqu au fond de mon cœur, Fén. j| F’ig. Entreravant par 1 intelligence, par les recherches. Cet esprit