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a l’air à la fois malheureux et ridicule, l’on piteux. Unepiteuse figure. 11 Suüst. Faire le piteux, se lamenter sansSujet. || Faire piteuse chère, dîner mal.
PITIÉ (lot. pietas), s. f. Sentiment qui saisit à la vuedes souffrances et qui porte à les soulager. || Par pitié, parun sentiment qui porte à plaindre et,à soulager, lisecroit quelque enfant rejeté par sa mère A qui j'ai par pitiédaigne servir de père, Rac. || Fig.Par pitié de ma gloire,Corn. || Sans pitié, d’une façon inexorable. Les dieux l’onttraité sans pitié, Fén. || Prendre pitié, être saisi de pitié.|| Avoir pitié, éprouver ie sentiment delà pitié. Pauvresgens, je les plains; car on a pour les fous Plus de pitiéque de courroux, la Font. || Faire pitié, inspirer le sen-timent de la pitié. || Regarder en pitié, jeter un regardde pitié. || C’est une pitié, c’est grande pitié, c’est grand’-pitié, c’est une chose très-digne de pitié. |[ C’est grandepitié, c’est grand pitié que de nous, la condition humaineest sujette à beaucoup de misères. || Pitié se dit quel-quefois en un sens où il entre quelque mépris. Re-garder, parler, traiter avec une pitié offensante, insul-tante. || C’est pitié, c’est une pitié, cela excite un cer-tain dédain. || Avoir pitié de, regarder en pitié, avoir dudédain pour. [| Faire pitié, exciter une pitié mêlée dedédain. || Raisonner, chanter à faire pitié, très-mal.H Quelle pitié ! c’est-à-dire que la chose mérite de dé-dain! || Quelle pitié! c’est-à-dire quelle chose inexcu-sable! I| De pitié, avec un sentiment de dédain. Sourirede pitié. || l’rov. Il vaut mieux faire envie que pitié.
PITON (esp. piton), s. m. Espèce de clou dont la têteest percée en anneau pour retenir des crochets, desverges de fer. || Nom donné, dans les Antilles et ail-leurs, aux pointes les plus élevées d’une montagne.
PITOYABLE (piteux), adj. Qui est naturellement en-clin à la pitié. Si le ciel pitoyable eût écouté ma voix,Corn. || Il se dit en ce sens des sentiments, des regards,etc. Je jette encore un œil pitoyable sur vous, Mol. jj livieillit en ces emplois. |j Qui excite ia pitié. Je voudraispouvoir me dispenser de vous représenter un si pitoyablespectacle, Fléch. || Subst. Est-il moins dans la nature des’attendrir sur le pitoyable que d’écialer sur le ridic ule?la Biuiy. || Méprisable, mauvais dans son genre. Quelspitoyables vers ! Bon.. || Cela est pitoyable, se dit d’unacte, d’une parole qui ne mérite aucune attention sé-rieuse. 1111 se dit aussi des personnes. Poète pitoyable.
PITOYABLEMENT, atlv. D'une manière qui excite lacompassion. || D’une manière qui excite le mépris.
* PITRE (laj, Petrus), s. m. Anciennement, un bonpitre, un bon homme. || Aujourd’hui, dans le langagepopulaire, aide, serviteur d’escamoteur ou de saltim-banque. || Fig. Bouffon, mauvais plaisant.
PITTORESQUE (ital. pittorexco), adj. Qui concernela peinture. La composition pittoresque. || Il se dit detout ce qui se prête à faire une peinture bien caractéri-sée, et qui frappe et charme les yeux et l’esprit. Des ex-pressions pittoresques. I n effet pittoresque.] | Ondit d'unephysionomie, d’un vêtement, d un site, qu’ils sont pitto-resques, lorsque leur beauté ou leur caractère les ren-dent dignes ou du moins susceptibles d’être représentésen peinture. || Pins particulièrement, se dit de ce quirésulte, en peinture, de l’opposition des lignes et du con-traste brusque de la "lumière et des ombres. || Il se ditdans un sens analogue des œuvres littéraires. Style pit-toresque. || En librairie, se dit de certaines publicationsornées de gravures. Édition pittoresque. Le Magasinpittoresque. || S. m. Tout ce qui contribue à faire unepeinture bien caractérisée. Le pittoresque d’un site.
PITTORESQUEMENT, adv. U’unemanièrepittoresque.
PITUITAIRE (lat. piluitarius), adj. En méd. Qui arapport à la pituite. || En anat. Membrane pituitaire ousimplement la pituitaire, membrane muqueuse qui ta-pisse les cavités nasales dans toute leur étendue.
PITUITE (lat. pituita), s. f. En méd. Humeur blan-che et visqueuse, sécrétée par certains organes, etpar-ticulièrement celle qui vient du nez et des bronches.|| Liquide aqueux et filant qui est rejeté, soit par l’expec-toration, soit par une sorte de régurgitation, soit par levomissement. || Au pl. Rejet, chaque matin, de muco-sités qui viennent de l’estomac. 11 Suivant les anciens,une des quatre humeurs fondamentales du corps.
PITUITEUX, EUSE (lat. piluitosus), adj Qui abondeen pituite. Un vieillard, un tempérament pituiteux.|| Subst. Celui, celle dont le tempérament est pituiteux.
* PITYRIASIS (îiiTUjsiaTi;], s. ni. En méd. Affectionchronique de la peau, caractérisée par de petites tachesroses so&vent à peine visibles, et suivie d une desqua-mation permanente de l’épiderme.
PIVERT [pic, oiseau, et vert), s. m. Oiseau à plumagejaune et vert, du genre des pics.
PIVOINE (lal.pœonia, de jrxi&ma), s.f. Genre de la fa-mille des renonculacées. [| Nom vulgaire du pœonia of/i-cinalis. || Rose pivoine, pivoine rose. ||Pivomeen arbre.
PIVOINE, s. m. La pirrhule vulgaire (oiseaux grani-vores), plus connue sous le nom de bouvreuil. |j On lefait aussi féminin. Grosse-pivoine ou dur-bec.
PIVOT (orig. inc.), s. m. Morceau arrondi de bois oude métal sur lequel tourne quelque chose. || Par extens.Le cou, sur lequel la tête est posée et qui parait commeun pivot sur lequel elle tourne, Boss. || En horlogerie,parlies des axes qui portent les roues. || En bot. Ra-cine souvent unique, toujours plus considérable que lesautres et s’enfonçant perpendiculairement dans le sol.|| T. d’art milit. Aile sur laquelle tournent les troupesen exécutant des conversions, jj Fig. Principal soutien,principal mobile. La sage conduite roule sur deux pivots,le passé et l’avenir, la Baux. || Tourner toujours sur lemême pivot, mener une vie uniforme. || T. de vénerie.Les deux os qui portent le bois du cerf, du daim, etc.
PIVOTANT, ANTE, adj. En bot. Qui s’enfonce per-pendiculairement enterre, en parlant dblne racine.
PIVOTER, v. n. Tourner sur un pivot, comme un pi-vot. || S’enfoncer perpendiculairement en terre, en par-lant des racines. Le chêne pivote. || Pivoter un arbre,l’abattre en pivotant ou en pivot, l’abattre avec une par-tie de son pivot pour donner plus de longueur à la tige.
PIZZICATO jpi-tzi-ka-to), s. m. En mus. Mot italiensignifiant pince qu’on écrit abrégé pizz. dans les parliesd’instruments à cordes, devant les passages qui, au liend’être joués avec l’archet, doivent être pinces avec lesdoigts. || Au pl. Des pizzicato. || Adv. Jouer pizzicato.
PLACAGE, s. m. Action, art de plaquer. || Sorte demenuiserie qui consiste à placer du bois scié par feuillessur des fonds faits de moindre bois, et à ie coller parcompartiments. || Fig. et famil. Se dit, en littérature eten musique, des parties faites en dehors du plan régulierde l’œuvre totale. j| Mortier lait avec de la terre grasse.
* PLAÇAGE, s. m. Action déplacer. || T. d’admin. Dis-tribution des places dans un marché ou une foire, etc.
PLACARD (plaquer), s. m. Ce qu’on plaque. || Famil.Ce qui est applique en plaquant, tas, amas. Se mettre unplacard de pommade. || Se dit de l'assemblage de me-nuiserie qui forme la porte d’un appartement ou d’unearmoire. || Par extens. L’armoire elle-même, quand elleest creusée dans la muraille. || Écrit ou imprimé affichédans les places et les rues pour donner un avis au pu-blic. || Affiche indicative de biens à vendre judiciaire-ment. || Écrit injurieux ou séditieux appliqué au coindes rues, ou répandu parmi le peuple. || T, d’imprim.Composition imprimée par colonnes et sans pagination.
PLACARDÉ, ÉE, p.p. de placarder.
PLACARDER, ». a. Famil. Appliquer en plaque, met-tre en amas au lieu d’étaler. Placarder de la couleur,de la pommade. || T. de construction. Pratiquer un pla-card. || Monter un placard. || Masquer par un placard.|| Afficher un placard. || Placarder quelqu’un, affichercontre lui un placard injurieux. || Par extens. Diffamerpar des écrits. || T. de typographie. Mettre en placard.
PLACE (lat. platea, de uà utzïx), s. f. Espace, lieuublic découvert et environné de bâtiments. Place pu-lique. || Place de fiacres, de cabriolets, endroit où sta-tionnent les voitures à l’usage du public. Une voiture deplace. || Place marchande, place commode pour vendrede la marchandise. || Place d’armes, terrain libre et spa-cieux où s’assemble la garnison d’une ville de guerre;dans un camp, lieu où ia troupe campée vient s’assem-bler. || Place d’armes d’une attaque ou d’une tranchée,poste où on loge de la cavalerie et de l’infanterie. 11 Placed’armes, ville frontière où est le dépôt principal des l i-vres, des munitions, etc. || Lieu découvert, espace b-