POC
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POÉ
roprier. || Jouer de la poche, débourser de l’argent.Avoir ses mains dans ses poches, tenir ses mains enfon-cées dans ses poches; de là fig. ne rien faire. |l Fig. N’a-voir pas ses mains dans ses poches, s’enrichir du biend’autrui. || Fig. Tenir une affaire dans sa poche, être as-suré du succès de cette affaire. || Fig. N’avoir pas sa lan-gue dans sa poche, savoir fort bien parler et répondre.
I Fig. Mettre sa langue dans sa poche, ne pas parler.
I Fig. et famil. Se mettre dans la poche de quelqu’un,ne pas le quitter. 11 Famil. Il semble sortir de sa poche, sedit de quelqu’un très-petit placé à côté de quelqu’untrès-grand. || Famil. Il le mettrait dans sa poene, se ditd’un homme qui a une grande supériorité de force surun autre. J | Grand sac pour mettre du blé, de l'avoine, etc.|| Vendre, acheter chat en poche, voy. chat. || Donnerchat en poche, attraper dans unmarché.(| Filet dechassequia la forme d’une poche. Poche à perdrix. || Filet ser-vant à fermer les ouvertures des terriers, pour prendreles lapins au furet. [ | T. de pcche. Espèce de sac, la man-che des filets traînants. || Jabot des oiseaux. || Espèce desac extérieur formé par la peau du ventre chez certainsanimaux, notamment chez les marsupiaux. IJ Sac qui seforme à un abcès. [| Faux plis aux habits mal taillés. Cethabit fait des poches. |) Violon de poche ou elliptiq. une
Ï loche ; on dit plutôt pochette (voy. ce mot). || Cuiller avecaquelle on sert le potage. || Cuiller de fer avec un longmanche, dont les fondeurs se servent pour puiser le métalen fusion . || Boucle faite à l’extrémité de certaines lettres.
POCHÉ, ÉE, p. p. de pocher. Œufs pochés. || Avoir lesyeux pochés au beurre noir ou simplement avoir lesyeux pochés, avoir les yeux gonflés et noirs. || Lettrepochée, lettre à laquelle on a fait une poche. Il Olivespochées, olives qu’on a portées longtemps dans la poche.* POCHÉE, s. f. Ce qu’une poche peut contenir; unepleine poche.
POCHER (poche), v. a. Mettre en sac (vieilli en cesens). || Pocher des œufs, les casser dans de l’eau ou dubouillon bouillant, et les y laisser quelques minutes pourla cuisson. || Faire une boucle à l’extrémité de certainoelettres. Pocher les L. || Esquisser d’une manière négligéeet hardie. || Faire une meurtrissure suivie d’enflure. Po-cher les yeux à quelqu’un d’un coup de poing.
POCHETÉ, ÉE,yi. p. de poclieter.
POCHETER, v. a. Porter quelque temps dans sa poche.Pocheter des olives. || V. n. Laisser poclieter des olives.
POCHETTE, s. f. Petite poche. || Petit filet pour lapêche. || Petit violon qu’on met dans la poche, queportaient autrefois, que portent quelquefois encore lesmaîtres de danse allant donner des leçons en ville.
* POCHIS (po-chî), s. ni. Dans la gravure, effet que pro-duisent des traits crevassés et confondus ensemble.
* POCHON (pocher), s. m. Une grosse tache d’encre,un pâté. || Popul. Un coup de poing.
* PODAGRA1RE (podagre), s. f. Plante ombellifèreque l’on croyait bonne contre la goutte.
PODAGRE (lat. podagra, de TcoÔKypz), s. f. En méd.Goutte qui attaque les pieds. || Adf. Qui a la goutteaux pieds. Un vieillard podagre. || Subst. Un podagre.
PODESTAT (itai. podestu), s. m. Magistrat vénitienqui administrait la justice dans les lieux de son dépar-tement. || Titre du premier magistrat annuel de Gêneset d’autres villes d’Italie.
PODIUM (po-di-om’. Lat .podium, de no'Stov), s. m.T. d’antiq. Petit mur formant une espèce de galerieautour de l’arène, dans les amphithéâtres. |J L’endroitdes amphithéâtres et des cirques où se plaçaient les sé-nateurs et les magistrats.
PŒCILE ( Ttoixt/ij, s. e. azàci), s. m. T. d’antiq. grecq.Portique public orné de peintures.
POÊLE (ht, pallium], s. m. Voile qu’on tient sur latête des mariés pendant la bénédiction nuptiale. || Drapdont on couvre le cercueil pendant les cérémonies fu-nèbres, et dont quelquefois, par honneur, les coins sonttenus, pendant la marche du convoi, par certaines per-sonnes. 11 Dais sous lequel on porte le saint sacrement.
POÊLE (lat. patella), s. f. Ustensile de cuisine donton se sert pour frire, pour fricasser. || Fig. Être dansla poêle, être dans l’embarras. || Tomber de la poêle enla braise, ou dans le feu, tomber d’un mal en un pire. I
Il II n’y a point de plus empêché que celui qui tient laqueue 'de la poêle, voy. quece. |j Nom donne dans nossalines de l’Est à une vaste chaudière servant à l’évapo-ration du liquide. || Partiedu fond d’un étang, plus pro-fonde que le reste, et située vis-à-vis de la bonde.
POÊLE ou POILE (lat. pensilis), s. m. Grand fourneaude terre ou de métal, qui sert à échauffer une chambre.|| Poêle suédois, gros poêle que l’on construit ordinaire-ment de toute la hauteur de la pièce. |[En Allemagne eten Hollande, la chambre où est le poêle. Je demeuraistout le jour enfermé seul dans un poêle, Descautes.
* POÊLÉE, s. f. Le contenu d’une poêle. Une poêléede poissons frits. || Dans certaines provinces, petite fêteà la fin de la moisson ou de la vendange.
* POÊLERIE, s. f. Tous les ouvrages de terre, de tôleou de fer-blanc qui servent à chauffer ou éclairer.|| Commerce ou industrie de poèlier.
* POÊLETTE, s. f. Petite poêle. J| Petit bassin. || Petitvase à recevoir le sang de la saignée (forme correctequ’a évincée la forme corrompue palette).
POÊLIER, s. m. Celui qui fait et pose les poêles.
* POÈLIER, s. m. Celui qui fait et vend les ustensilesde ménage compris sous la dénomination de poêlerie.
POÊLON (dim.d epoêle), s.m. Espèce de petite poêle.|| Vase de terre allant au feu, qui a la forme d’une casse-role et une assez longue queue.
POÊLON NÉE, s. f. Autant qu'un poêlon peut contenir.
POÈME (lat .poema, de iroio/Ast), s. m. Ouvrage envers. || Particulièrement, ouvrage en vers d’une certaineétendue. Un poème épique, dramatique, etc. || Ouvragede prose, où l’on trouve les fictions, le style harmonieuxet figuré de la poésie. Le Télémaque est un poème enprose. 11 S’emploie aussi pour louer les qualités poétiquesd’une œuvre d’art quelconque. C’est un poème quece tableau, que cette symphonie. || Absol. Parolesd’un opéra et même d'un opéra-comique.
POÉSIE (lat. poesis), s. f. Art de faire des ouvragesen vers, j| IL se dit des différents genres de poèmes, etdes différentes matières traitées en vers. Poésie épique,lyrique, dramatique, etc. || Absol. Qualités qui caracté-risent les bons vers, et qui peuvent se trouver ailleursque dans les vers. Cette tirade manque de poésie. |j Éclatet richesse poétiques même en prose. Platon est pleinde poésie. || Poésie du style, richesse, hardiesse, coloris,soit dans les vers, soit dans la prose. 11 Fig. Se dit de toutce qu’il y a d’élevé, de touchant dans une œuvre d’art,dans le caractère ou la beauté d’une personne, et mêmedans une production naturelle. || Art de faire des vers,versification. La poésie fut trouvée avant la prose, J. J.Rooss. || La manière de faire des vers qui est particu-lière à un poète, à une nation. La poésie de la Fon-taine. La poésie grecque, latine, française. || Au pl. Ou-vrages en vers. Les Poésies de Malherbe.
POETE (lat. poeta, de nocoTf,;), s. m. Celui qui s’a-donne à la poésie. Poète dramatique, tragique, comique.j| Il se dit aussi des femmes. Madame Deshoulières étaitun poêle aimable. || Celui qui, composant ou non, a lesfacultés poétiques. Se croire poète.
POÉTEREAU (dim. de poêle), s. m. Mauvais poète.
POÉTESSE, s. f. T. peu usité. Femme poète.
POÉTIQUE (lat. poeticus, de noir/riy.o;), adj. Quiconcerne la poésie, qui lui est propre. Mots poétiques.Génie poétique. || Art poétique, voy. art. || Licences poé-tiques, voy. licence. || Fig. Licence poétique, altérationde la vérité, ou tout autre manquement contre quelquedevoir, quelque obligation. || Qui se prête à la poésie. Unsujet poétique. || En peint. Qui procède de la poésie.|| T. d’impnm. Caractère poétique, espèce de caractèreromain, plus étroit et plus allongé que le caractère or-dinaire. || S. f. Une poétique, un traité de l’art de lapoésie. LaPoétique de Boileau. || Par extens. La poétiquedes beaux-arts, l’explication de ce qu’il y a d’élevé, d’i-déal dans les beaux-arts. |j Fig. L’explication de ce qu’ily a d eleve dans la nature vivante ou morte. La poétiquedes ruines est encore à faire, Diderot.
POÉTIQUEMENT, adv. D’une manière poétique. Pla-tçm philosophe poétiquement, Balzac. || En fait de poé-sie. Le dieu des chrétiens est poétiquement supérieurau Jupiter antique, Chateaubriand ,