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POSSESSION (lat. possessio), s. f. État, action parlaquelle on a la propriété île. La possession d’une terre,de l’empire, etc. L'usage seulement fait la possession, la.Font. || Possession de famille, possession qui vient parhérédité. || Prendre possession, prise de possession, se ditde l’acte par lequel un État, un souverain s’assure la pos-session d’un territoire. || En jurispr. Action ou droit deposséder à titre do propriétaire. En fait de meubles lapossession vaut titre. (| Possession de fait, action de dé-tenir une chose sans avoir l’intention de se l’approprier.
|| Possession d’état, notoriété qui résulte d’une suite noninterrompue d'actes faits par la même personne en unemême qualité. || Il se dit par extens. des charges, desdignités dont on est revêtu, des biens moraux ou autresqu’on possède. || Être en possession de l’estime publi-que, la posséder pleinement. || Être en possession duthéâtre, n’avoir point de rival dans la composition despièces dramatiques. || Prendre possession, entrer encharge. || Fig. Être en possession de, avec un nom depersonne pour sujet, avoir le droit, la coutume de. Lecomte de Gramont, qui est en possession de dire tou-tes choses sans qu’on ose s’en fâcher, Sév. Les oiseaux onttoujours été en possession de fournir aux peuples policés,comme aux peuples sauvages, une partie de leur parure,Beff. || En gramm. La qualité des adjectifs ou pronomspossessifs. || Fig. Empire qu’on a sur les affections dequelqu’un. Quelle possession vous avez prise de moncœur! Sév. II se dit de la jouissance de la vue de Dieu.Dieu ne nous a point promis d’autre héritage que la pos-session de lui-même, Bourd. || La chose même qu’onpossède. Venez voir vous-mêmes cette terre délicieuseque le Seigneur vous propose et qui doit être votre pos-session étemelle, Mass. || Aupl. Terres possédées par unÉtat, par un particulier. Les possessions de la Franceaux Antilles. | j Jouissance de certaines choses qu’on a re-cherchées avec ardeur. La possession diminue le prix deschoses qu’on a le plus désirées. HT. de liturgie. État d’unepersonne qui est actuellement sous le pouvoir du diable,et dans le corps de laquelle il habite réellement.
* POSSESSION N EL, ELLE, adj. En jurispr. Qui mar-que la possession, par où l’on manifeste son droit depossession. Acte possessionnel.
POSSESSOIRE (lat. possessorius), adj. En jurispr.Qui est relatif à la possession et spécialement aux pro-cès de possession. Action possessoire, celle par laquelleon tend à être maintenu ou réintégré dans la possession.|| S. m. La possession d’un bien immobilier.
* POSSESSOIREMENT, adv. En jurispr. D’une manièrepossessoire. Agir possessoirement.
POSSIBILITÉ âat. possibilité), s. f. Qualité de cequi est possible. La possibilité d’un fait.
POSSIBLE (lat. possibilis), adj. Qui peut être, quipeut se faire. Il est possible que cela se fasse. Il est pos-sible de faire cela. Tous les etres qui existent actuelle-ment existaient comme possibles dans l’entendement di-vin avant la création, Bonnet. || fl est possible que, avecle subjonctif. 11 Par ellipse. Venez le plus tôt possible. Lemoins d’erreurs possible. |] Dans cet emploi, possible esttoujours invariable. || Autant que possible, autant qu’ilest possible. || S. ni. Tout ce qu’on peut. Je ferai mon pos-sible. || Au possible, au dernier degré, extrêmement,beaucoup. || Tout ce qui peut arriver, tout ce qui peut sefaire. Le réel est étroit, le possible est immense, Lamart.Qui concentre les vœux dans l'étroite borne des possibles,J. J.Ronss. || Adv. Peut-être (emploi quia vieilli). Notremort...Ne tardera possible guères, la Font. || On dit dansle même sens : Possible que, etc. ; possible que oui.
* POSTAL, ALE [poste], adj. Qui a rapport aux postes.Route postale. |] Convention postale, accord avec unepuissance étrangère concernant le transport des lettresd’un pays à un autre.
POSTCOMMUNION (lat. post et communion), s. f.Oraison que dit le prêtre à la messe après la prière appe-lée Communion.
POSTDATE (lat. post et date), s. f. Date postérieureà la vraie date d’un acte, d’une lettre.
POSTDATÉ, ÉE ,p.p. de postdater.
POSTDATER [postdate), v. a. Dater une lettre, unacte, d’un temps postérieur à celui de son origine.
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POSTE ,b. lat. posta,, du ht. positus), s. f. Établisse-ment de chevaux, placé de distance en distance pour leservice des voyageurs. Maître de poste. Chevaux, chaisede poste. 11 La manière de voyager avec des chevaux deposte. Voyager en poste. || Fig. En poste, avec une ex-trême rapidité. | j Courir la poste, courir sur des chevauxde poste, ou en chaise avec des chevaux de poste, et fig.aller un tram de poste, marcher précipitamment, et engénéral faire trop vite. Faire tout en courant la poste. || Lamaison où sont les chevaux de poste. 11 Mesure de cheminordinairement de deux lieues. Il y a six postes de telleville à telle autre.11 Administration publique pour le trans-port des lettres.|| Malle-poste, voy. malle. ||Petite poste,poste pour la distribution des lettres dans la ville et labanlieue. [[Poste restante, suscription qui indique qu’unelettre doit rester au bureau jusqu’à ce qu’on la réclame.
11 Le courrier qui porte les lettres. 11 La maison, le bureauoù l’on porte les lettres. [| Train-poste, voy. train.
POSTE, s. f. Petite balle de plomb, dont on emploieplusieurs à la fois pour charger un fusil, un pistolet.
POSTE, s. f. En archit. Voy. postes.
POSTE (ital. posto), s. m. Lieu assigné à quelqu’unpour un office quelconque. || Poste d’honneur, celui quiest regardé comme le plus périlleux, j | Être à poste fixedans un lieu, y être à demeure, y être sédentaire. || Êtreà son poste, être où le devoir exige qu’on soit. || Fig.Demeurons dans le poste où le ciel nous a mis, L. Rac.|| Tout lieu, fortifié ou non, où un corps de troupes peuttenir et être logé. || Guerre, affaire de postes, guerre,affaire où l’on se dispute des postes. | j Poste avance, posteplacé le plus prcsde l’ennemi. || Un corps de garde. || Lessoldats placés dans un poste, j | Il se dit de toutes sortesd’emplois et de fonctions. Les postes éminents rendentles grands hommes encore plus grands, et les petits beau-coup plus petits, la Bhuï. || T. de mar. Emplacementdestiné à être occupé par un bâtiment dans un port.|j Place assignée à un bâtiment dans une armée navale.
POSTÉ, EE ,p.p. de'poster. [|Fig. 11 est bien posté,il est dans une situation avantageuse. |J Famil. et ironiq.Nous voilà bien postés, nous sommes dans l’embarras.
POSTER, v. a. Placer quelqu’un dans un endroit. ]| Ilse dit aussi des choses que l’on place comme dans unposte. Poster des relais. ||T. de guerre. Placer un hommeou un corps dans un lieu, soit pour le garder, soit pourle défendre, soit pour observer de là ce qui se passe. || Seposter, v. r. Se mettre, se placer en un lieu.
POSTÉRIEUR, EURE Aaï.posterior), adj. Qui vientaprès, qui suit dans l’ordre des temps. Dn droit posté-rieur à un autre. Époque postérieure. 1 1 Qui est derrière.La partie postérieure de la tête. || Par plaisanterie, lesparties postérieures, le derrière. ]| S. m. Le derrière.
POSTÉRIEUREMENT, adv. Apres, plus tard. Cela s’estpassé postérieurement, postérieurement à tel fait.
POSTERIORI (À) (po-sté-ri-o-ri), adv. Termes latinsde logique signifiant : De ce qui suit, de ce qui est posté-rieur. Raisonner à posteriori, argumenter d’après lesconséquences nécessaires d’une proposition. |[ La mé-thode à posteriori, la méthode expérimentale, par oppo-sition à la méthode à priori. || Subst. L’à posteriori, laméthode expérimentale.
POSTÉRIORITÉ (lat. posterior), s. f. État d’unechose postérieure à une autre. Postériorité de date.
POSTÉRITÉ (lat . posteritas), s. f. Suite de ceux quidescendent d’une même origine. Postérité d’Adam. || Lesgénérations qui ont suivi ou qui suivront une époque.
POSTES, s. f. pl. En archit. Nom donné à certainsornements plats, en manière d’enroulements répétés, lesuns simples, les autres fleuronnés avec des roses.
POSTFACE (let. post et face), s. f. Avertissementplacé à la fin d’un livre.
POSTHUME (lat. posthumus, fausse orthographepour postumus, superlatif de posteras), adj. Qui est néaprès la mort de son père. Un enfant posthume. || Subst.Un posthume. || Qui ne se fait, n’advient qu’après la mortde la personne dont il s’agit. Des honneurs posthumes.Les grandes réputations sont presque toujours posthumes,Lamotte. || Il se dit d’un ouvrage publié après la mortde l’auteur, et d’un auteur dont on a publie les œuvresaprès sa mort.
BT