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PROCHAIN, AINE (proche), adj. Qui est dans le voi-sinage. L’ours s’en va dans la forêt prochaine, la Font.I] Il se dît du temps et des choses qui sont près d’arriver.Reçois le consulat pour la prochaine année, Corn. J’ailu dans ses regards sa prochaine vengeance, Rac. || Enphilos. Cause prochaine, celle qui est immédiate. || T.de dévotion. Occasion prochaine, occasion de pécher quiest présente, ou occasion qui peut porter facilement aupéché. || En théol. Pouvoir prochain, pouvoir d’agir con-formément à la volonté de Lieu, moyennant la grâce né-cessaire pour lui obéir. || S. m. Chaque homme en par-ticulier, ou tous les hommes ensemble. Aimer son pro-chain . Rire du prochain .| | On dit abusivement : C’est monplus prochain voisin ; il faut dire : Mon plus proche voisin.
PROCHAINEMENT, adv. Bientôt, dans peu de temps.
PROCHE (lat. propiusj,prép. Dans le voisinage de.Carthage, colonie des Phéniciens, fut bâtie sur les côtesd’Afrique, proche l’endroit où se trouve à présent laville de Tunis, VERTor.||Proche de,même sens. ||Procbede, se dit du voisinage dans le temps. Quand ils sontproche de mourir, Pasc. L’empire d'Honorius semblaitproche de sa ruine, Boss. || Adv. Dans le voisinage.Il demeure ici proche. || De proche en proche, loc. adv.En allant d’un lieu à un lieu voisin; d’un terme à unautre. La terre se peuple de proche en proche, Boss.|| Fig. Peu à peu et par degres. || Adj. Qui est près.Son plus proche voisin ou son voisin le plus proche. Lerenard étant proche, la Font. |[ Fig. Traduire selon lesens plus proche de la diction grecque, la Brüy. || Enparlant du temps, qui est près d’arriver. C’est donc troppeu pour moi que des malheurs si proches, Corn. Dansles temps proches de sa naissance, Pasc. Le jour fatalest proche, Bon. || Il se dit aussi des personnes qui sontprès de. Courbé et proche du tombeau, Fén. Rendrel’homme raisonnable et plus proche de devenir chrétien,la Bruy. || Lié par la parente. [| S. m. pl. Parents. Hé-las ! on n’est jamais trahi que par ses proches, Regnard.
PROCHRONISME(pro-kro-ni-sm’. ïïpielypovoç), s. m.Erreur de date, qui consiste à placer un événement dansun temps antérieur à celui où il est arrivé.
* PROCLAMATEUR, s. m. Celui qui proclame.
PROCLAMATION (lat. proclamatio), s. /. Action de
proclamer. La proclamation d’un empereur. ||_Publica-tion solennelle. La proclamation d’une loi. [| Écrit quicontient ce que l’on veut publier, proclamer. Une pro-clamation au peuple, à l’armée.
PROCLAMÉ, ÉE,p. p. de proclamer.
PROCLAMER (lat. proclamare),v. «.Publier à hautevoix et avec solennité. Proclamer une loi. Proclamer unroi. || Divulguer, publier. Proclamer les hauts faits, lesbelles actions, etc. Je proclame Queje suis bon chrétien,C. Delavigne. || Se proclamex - , v. r. Se dire hautement.En vain des animaux se proclamant le roi. Delili.e.
* PROCLITIQUE (v:poxAiTc/.6ç), adj. En gramm. Lesmots proclitiques et subst. les proclitiques, mots quidonnent leur accent au mot suivant.
PROCONSUL (lat. proconsul ), s. m. Sous la répu-blique romaine, ancien consul qui, en sortant de charge,recevait le commandement d'une province ou d’une ar-mée. || Sous l’empire romain, gouverneur d’une pro-vince du sénat ou du peuple. || Fig. Gouverneur deprovince qui agit avec arbitraire et violence.
PROCONSULAIRE (lat. proconsularis), adj. Qui arapport au proconsul. Pouvoir proconsulaire. || Provinceproconsulaire, province gouvernée par un proconsul.
PROCONSULAT (lat. proconsulatus), s. m. Dignitéde proconsul. || Durée des fonctions d’un proconsul.
PROCRÉATION (lat. procreatio), s. f. Génération.
PROCRÉÉ, ÉE, p. p. de procréer.
PROCRÉER (lat. procreare), v. a. Engendrer.
PROCURATEUR (lat. procurator ), s. m. Dans l’em-pire romain, titre de certains magistrats envoyés parl’empereur, pour le représenter dans les provinces.
11 Titre d’un des principaux magistrats dans quelquesrépubliques d’Italie, telles que Venise et Gênes.
PROCURATION (lat. procuratio), s. f. Pouvoir donnépar quelqu’un à un autre d’agir en son nom. || L’actequi fait foi de cette délégation.
PROCURATRICE, s. f. Voy. procureur.
PROCURÉ, ÉE, p. p. de procurer.
PROCURER (lat. procurare), v. a. Obtenir par dessoins, par des efforts. La loi qui nous oblige à procurer au-tant qu’il est en nous le bien général de tous les hommes,Desc. || Procurer que..., avec le verbe au subjonctif. Leprince doit procurer que le peuple soit instruit de laloi de Dieu, Boss. |[ Faire obtenir quelque avantage. Elleemployait son crédit à procurer un peu de repos auxcatholiques accablés, Boss. || En mauvaise part. Pourceux qui m’ont causé quelques désavantages, Procuréquelque perte, Corn. || Faire en sorte qu’une personne aitune chose. On me procura des chevaux. || Se procurer,procurer à soi. 11 En mauvaise part. Je me procure un malpour en éviter mille, Corn. 11 Etre la cause de, en parlantde choses. Cette potion lui a procuré du sommeil.
PROCUREUR (lat. procurator), s. m. Celui, cellequi a pouvoir d’agir pour un autre. En ce sens, le fémi-nin est procuratncc. || Procureur, nom qu’on donnaitautrefois à l’oflicier public nommé aujourd’hui avoué.En ce sens, le féminin est procureuse. || Procureur gé-néral, magistrat qui exerce en chef les fonctions du mi-nistère public près d’une cour supérieure. || Sous laroyauté, procureur du roi, sous l’empire, procureur im-périal, sous la république, procureur de la république,magistrat qui remplit les mêmes fonctions auprès d’untribunal de première instance. En ee sens, le féminin estprocureuse. J] Dans les ordres religieux, procureur gé-néral, le religieux chargé des intérêts de tout l’ordre.11 Dans chaque maison religieuse, procureur, le religieuxchargé des intérêts temporels de la maison.
PROCUREUSE, s. /".Voy. procureur.
PRODIGALITÉ (lat. proaigalitas), s. f. Caractère duprodigue. || Action de prodiguer. J’aime cette prodigalité■ des richesses terrestres pour une autre vie. Staël.|| Fig. La prodigalité de la nature. || Au pl. Profusions.Se ruiner en prodigalités.
PRODIGE (lat. prodigium), s. m. Ce quifrappe commeuelque chose de merveilleux, d’étonnant. Des prodigese valeur. Les Romains firent des prodiges pour leurliberté, Boss. 11 Ce qui arrive contre le cours régulier deschoses. Il n’y eut plus de prodiges, dès que la naturefut mieux connue, Volt. || Par exagération, personnequi excelle. Cet homme est un prodige d’esprit. Cespetits prodiges de l’enfance, qui souvent dans l’âgemûr sont à peine des hommesordinaîres, d’Alehb. || Leprodige de quelqu’un, personne que quelqu’un regardecomme un prodige. Vous êtes toujours son prodige, Sév.
11 II se dit quelquefois en mauvaise part. Néron fut unprodige de cruauté. || 11 se dit aussi des choses. Cettemachine est un prodige de l’art.
PRODIGIEUSEMENT, «du. D’une manière prodigieuse.|| En très-grande quantité. ||Kn ce sens, on peut l’em-ployer avec de et un substantif. Paris est fort bon pourceux qui ont prodigieusement d’argent, Volt.
PRODIGIEUX, EUSE (lat. prodigiosus), adj. Qui tientdu prodige, qui paraît surnaturel. Accident prodigieux.|| Qui étonne, qui surprend. L’homme est à lui-même leplus prodigieux objet de la nature, Pasc. [| Dont la tailleest énorme. || Dont le génie est extraordinaire.
PRODIGUE (lat. prodigus), adj. Qui fait plus de dé-penses qu’il ne faudrait, lin homme, une femme pro-digue. |[ Il se dit des choses. Des mains prodigues. Saprodigue amitié ne se réserve rien, Bac. || Enfant pro-digue, personnage d’une parabole de l’Évangile, qui de-mande sa part, la dissipe, puis misérable, revient dansla maison paternelle, où il est bien reçu. || Fig. Enfantprodigue, jeune homme de famille qui, après des ab-sences et de l’inconduite, regagne la maison paternelle.Ij Subst. Le prodigue, l’enfant prodigue, j | Fig. Prodiguede.., se dit des paroles et de ce qui consiste en paroles.Prodigue de louanges, de compliments. || Fig. En bonnepart, qui répand avec libéralité. Prodigue de ses biens,de sa vie. Le ciel fut pour toi si prodigue en miracles,Boil. Il Être prodigue de son sang, ne pas le ménager.|| En mauvaise part. Et prodigue surtout du sang desmisérables, Rac. || Être prodigue de soi-même, faire degrands sacrifices pour... || Subst. En prodigue, une per-sonne prodigue. || Au sens juridique, celui qui dissipeson patrimoine en dépenses inutiles et folles.