RAC
RAC
— 9 GO —
RACCOURCIR ( re ... et accourcir), v. a. Rendre pluscourt. Raccourcir ses promenades, une robe, etc. || Rac-courcir le bras, le plier en dedans, le retirer. || T. dejardinage. Raccourcir la taille, laisser moins d’yeux surla branche de l’année qu’il n’en est laissé ordinairement.|| V. 11 . Se conjugue avec être ou avoir, suivant le sens.Devenir plus court. Les jours ont raccourci, sont rac-courcis. || Se raccourcir, v. r. Devenir plus court. Lesjours se raccourcissent. || Fig. L’esprit de chaque hommes’étend ou se raccourcit, suivant l’application ou l’inap-plication où il vit, Fén. || En parlant de lutteurs, se re-plier, se ramasser sur soi-même.
RACCOURCISSEMENT, s. m. L’action de raccourcir;le résultat de cette action.
* RACCOURIR ( re... et accourir), v. n. Revenir encourant.
RACCOUTRÉ, ÉE, p. p. de raccoutrer.
RACCOUTREMENT, s. ni. L’action de raccoutrer ; lerésultat de cette action.
RACCOUTRER ( re... et accoutrer), v. a. Raccommo-der, recoudre. || Fig. Se raccoutrer, v. r. Se remettre.
RACCOUTUMÉ, EE, p. p. de raccoutumer.
RACCOUTUMER (SE) ( re... et accoutumer), v. r. Re-prendre une habitude. Vous commenciez à vous rac-coutumer à moi, Sév. Votre sœur commence à se rac-coutumer avec nous, Rac.
RACCROC (ra-kro. Voy. raccrocher), s. m. T. de jeu.Coup de raccroc ou simplement raccroc, un coup nonvisé, où il y a plus de bonheur que d’adresse. Il a faitcette bille par un raccroc, de raccroc, par raccroc.
RACCROCHÉ, ÉE, p. p. de raccrocher.
RACCROCHER ( re... et accrocher), v. a. Accrocherde nouveau. Raccrochez cette tapisserie. || Rattraper,reprendre. Enfin je vous raccroche; Mon argent bienaimé, rentrez dedans ma poche, Mol. || V. ». Au jeu,faire un ou plusieurs raccrocs. || Se raccrocher, v. r. Seretenir à quelque chose en s’y accrochant. ||Fig. Seraccrocher a une chose, s’y attacher pour regagner d’uncôté ce qu’on avait perdu de l’autre. || Absol. Se raccro-cher, regagner en tout ou en partie les avantages quiavaient été perdus. || Se raccrocher à, se remettre avec.Se raccrocher à un ancien ami. Se raccrocher au ser-vice, après l’avoir quitté.
* RACCROCHEUR, s. m. Au jeu, celui qui fait desraccrocs ; se dit surtout au billard.
RACE (ital. razza, de l’anc. h. ail. reiza, ligne),s. f. Tous ceux qui viennent d’une même famille. Larace de David. || Noblesse derace, se disait de celui à quicette qualitéavait été transmise,par opposition àcelui quisetait fait anoblir, j| Il se dit, dans l’histoire de France,des trois races royales qui ont successivement occupéle trône: Mérovingiens, Carlovingiens, Capétiens. || Larace mortelle, la race humaine, les hommes en gé-néral. || Extraction. Une profonde nuit enveloppe sarace, Rac. || Rejetons dans une famille. Comme nos ci-toyens de race désireux, Régnier. 11 II se dit aussi des ani-maux. Faire race. ||Générations. Ce culte passera deraceen race parmi les enfants d’Israël, Saci. || Poétiq. Larace future, les races futures, les hommes à naître.Il II se prend quelquefois dans le sens de fils ou fille.Race de mille rois, adorable princesse, Malii. || Classed’hommes se ressemblant ou par la profession, ou parles habitudes, ou par les inclinations ; en ce sens, ila quelque chose d ironique ou même d’injurieux. Larace des poètes. Les philosophes, race crédule. || Famil.Méchante race, méchante petite race, se dit à de petitsenfants qu’on réprimande. 11 On dit de même au pluriel :Ce sont de méchantes races. || Race de vipères, expres-sion qui dans l’Écriture s’adresse aux pharisiens, et quedans le langage ordinaire on applique à de méchantesgens. || En zool. Réunion d'individus appartenant à lameme espèce, ayant une origine commune et des carac-tères semblables, transmissibles par voie de généra-tion. || En ce sens, il se dit des hommes. La race cauca-sienne. La race des nègres. j| Il se dit aussi des animaux.La meilleure race de chèvres. || Un sujet de pure raceest celui qui descend directement, sans croisement,de la souche de la race elle-même. || Absol. Race veutdire race bonne et non altérée par des croisements.
Chien de race. Cheval de race. || Ce cheval a de la race,on voit à sa structure qu’il provient d’une bonne race.|| Race se dit des végétaux aussi, bien que plus rare-ment. || I’rov. Les bons chiens chassent de race, ou bonchien chasse de race, c’est-à-dire les enfants tiennentdes mœurs et des inclinations de leurs peres par le faitde leur race, sans avoir appris.
* RACHALANDER, v. a. Faire revenir les chalands.
RACHAT ( re... et achat), s. m. Action de racheter.
|| En jurispr. Faculté ou pacte de rachat, faculté stipu-lée par le vendeur, de recouvrer la chose_ vendue, enremboursant, dans un certain délai, à l’acquéreur le prixainsi que les frais et loyaux coûts que celui-ci a payés.On dit aussi faculté de réméré. || Le rachat d’une rente,d’une pension, le payement d'une certaine somme pouramortir, pour éteindre une rente, une pension. || On ditde même : Le rachat d’une servitude. || Délivrance, ré-demption. Le rachat des prisonniers. || Le rachat du genrehumain, la rédemption opérée par Jésus-Christ.
RACHETABLE, adj. Qu’on peut racheter. Une renterachetable.
RACHETÉ, ÉE ,p.p. de racheter.
RACHETER (re... ci acheter), v. a. Acheter ce qu'ona vendu, ou ce qui a été vendu. || Acheter une chose pa-reille, de même espèce. On m’avait pris ce livre, j’en airacheté un autre exemplaire. |1 Racheter une rente, se li-bérer d’une rente moyennant une somme une fois payée.|| Payer rançon pour un prisonnier. |j Parextens. Racheterquelqu’un des flammes de l’enfer. || Il se dit en parlant dela rédemption par Jésus-Christ. Jésus-Christ racheta leshommes. 11 Racheter un jeune homme, payer une sommepour qu'il soit exempté du service militaire. |J Fig. Ob-tenir quelque chose au prix d’un certain sacrifice. Maisces mêmes héros, prodigues de leur vie, Ne la rachetaientpoint par une perfidie, Rac. || Racheter ses péchés parl’aumône, obtenir, en faisant l’aumône, la rémission deses péchés. || Je voudrais l’avoir racheté de mon sang,se dit d’une personne morte que l’on regrette beaucoup.|| Fig. Compenser, faire pardonner, faire oublier. Mais ila des vertus qui rachètent ses vices, Volt. || En archit.Corriger, rendre moins sensible un vice, un défaut deconstruction ou de décoration, une irrégularité. || Com-penser une différence de niveau. || Se racheter, v. r.Payer rançon. | J Fig. Nul ne peut se racheter lui-même,ni rendre à Dieu le prix de son âme, Ross. |[ Se racheter,payer une somme pour s’exempter du service militaire.
! | On dit de même : Se racheter d’un service foncier,d’une peine. || Au jeu, se racheter, payer une certainesomme convenue pour ravoir un jeton, lorsqu’on a perdules jetons donnés au commencement de la partie. ||[Êtrecompensé. Anciennement en France, tous les crimes,excepté celui d’État, se rachetaient à prix d’argent.
« RACHETEUR, s. m. Celui qui rachète.
RACHIDIEN, ENNE(ra-chi-diin. Hachis), adj. Ln anal.Qui appartient à la colonne vertébrale. || Nerfs rachi-diens , ceux qui proviennent de la moelle vertébrale.
* RACHIS (ra-chis’. '[’dyt:), s. m. En anat. La colonnevertébrale.
RACHITIQUE fra-chi-ti-k’}, adj. En méd. Affecté derachitisme. \ \Suint, Un rachitique. || Qui a le caractèredu rachitisme. Affection rachitique. || Il se dit desplantesqui se développent mal. Des arbres rachitiques.
RACHITIS (ra-chi-tis’), s. m. Syn. peu usité de ra-chitisme.
RACHITISME (ra-chi-ti-sm’), s.m. En méd. Maladieconsistant en une perturbation de la nutrition de tousles tissus, qui, survenant dans l’enfance, en arrête ouen trouble le développement, et se manifeste à l’exté-rieur par la déformation du rachis ou du reste dusystème osseux. || En bot. Maladie qui rend la tige dublé courte et noueuse.
RACINAGE (racine), s. m. Terme collectif par lequel ondésigne les racines alimentaires, raves, carottes, salsifis,navets, betteraves. || T. de teinture. Nom qu’on donneàla décoction de la racine, de l’écorce et des feuilles dunoyer, et de la coque des noix. || Dessin imitant des ra-cines, qu’on forme sur les couvertures des livres.
RACINAL (racine), s. m. T. de charpenterie. Grossepièce de bois qui en soutient, qui en affermit d’autres.