RAM
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RAN
RAMONAGE, s. m. Action île ramoner.
RAMONÉ, ÉE, p. p. de ramoner.
RAMONER (ramon), v. a. Nettoyer le tuyau d’unecheminée, en ôter la suie. |[ Fig. et pepul. Ramoneruelqu’un, le gronder, lui faire une vive réprimande.Se ramoner, v. r. Être ramoné.
RAMONEUR, s. m. Celui dont le métier est de ramo-ner les cheminées.
RAMPANT, ANTE, aclj. Qui rampe, en parlant desanimaux. || En blas. Se dit des animaux qui sont re-présentés debout et s’élevant comme le long d’unerampe. |l S. ni. pl. Les rampants, ordre de mammi-fères. || 11 se dit aussi des végétaux étalés sur le sol.Plante rampante. || Racine rampante, celle qui courthorizontalement entre deux terres. || Fig. Qui est dansune situation humble, basse. Je n’ai pas eu ce dédainqui empêche de jeter les yeux sur les mortels troprampants, et qui fait dire à l’âme arrogante : Il n’y aque moi sur la terre, Ross. || Fig. Qui s’abaisse, qui negarde pas sa dignité devant la puissance, la richesse. Onles voit aussi rampants qu’ils ont été hautains, Fén.|| 11 se dit aussi des choses. Un ton rampant. || Stylerampant, style bas et plat. |j En archit. Incliné, en parlantd’une surface. Voûte rampante. || S. m. Le rampant d’unfronton, d’une voûte. || Limon rampant, limon d'un es-calier tournant qui n’est interrompu par aucun palier.|| En chir. Bandage rampant, bandage dont les circon-volutions entourent une partie en manière de spirale.
RAMPE (voy. ramper), s. f. Partie d’un escalier quiconduit d’un palier à l’autre (les architectes disent au-jourd’hui volee). || Balustrade qui règne le long des mar-ches d’un escalier. || Rangée de lumières placée au bordde la scène sur un théâtre. Baisser, lever la rampe.|| Terrain en pente servant de voie de communication. Onarrive par line rampe douce au haut du tertre. || Pentedouce qui se fait le long du talus d’un rempart. 11 La pented’une colline, d’une montagne. || En anat. Rampes dulimaçon, les deux cavités du limaçon, dans l’oreille.
RAMPEMENT, s. m. Action de ramper. Le rampe-ment tortueux du serpent, Boss.
RAMPER (flamand rapen, saisir), v. n. Se traîner surle ventre, en parlant des serpents, des vers et autresanimaux semblables. || Fig. Ramper sur la terre, y vi-vre dans un état comparé à celui des animaux rampants.|| En parlant des plantes, s’étendre sur la terre, s’atta-cher aux branches des arbres, etc. Son palais est enrichide colonnes dorées où rampe tout du long une vigned’or, Valgelas. | En anat. Se montrer, se dessiner avecun cours sinueux. || 11 se dit des animaux, de l’homme,qui se trament sur le ventre. C’était un beau sujet deguerre Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en ram-pant! la Font. Le chien vient en rampant mettre auxpieds de son maître son courage, sa force, Büff. ;| Che-^ miner lentement. 11 En archit. Pencher suivant une pente^■Vvonnée. || Fig. Être dans un état humble, bas. Ils ram-paient à mes pieds, ils sont ici mes maîtres, Volt. || Fig.S’humilier. Les premiers chrétiens ne connaissaient riende plus grand que de ramper dans la boue, Mass. || Fig.S’abaisser d’une façon abjecte devant la puissance, larichesse. Du même fond d’orgueil dont on s’élève fière-ment au—dessus de ses inférieurs, l’on rampe vilement de-vant ceux qui sont au-dessus de soi, la Biiuy. || En par-lant d’un écrivain, du style, être bas, sans élévation.L’autre a peur de ramper et se perd dans la nue, Boil.
RAMPIN [ramper), adj. m. Cheval rampin, chevalqui présente une défectuosité des pieds, dans laquellela paroi se trouve redressée au delà de la perpendicu-laire, de sorte que le bord supérieur de la pince est plusavancé que l’inférieur. || On dit de même : Pied rampin.
RAMURE (rame, branche), s. f. Ensemble des bran-ches d'un arbre. || Bois d’un cerf, d’un daim.
* RANCART (orig. inc.), s. m. Popul. Mettre au rancart,mettre de côté, au rebut, dans un coin.
RANCE (lat. rancidus), adj. Se dit d’un corps grasqui, sous l’influence de l’air, dont il a absorbé l’oxy-gène, a pris une odeur forte et une saveur désagréable.|| Subst. Sentir le rance. ||I1 se dit aussi des confituresdevenues trop vieilles. 11 Le rance ou rancio, qualité douceet moelleuse que l’eau-de-vie acquiert en vieillissant.
* RANCHE (lat. ramez), s. f. Nom qu’on donne auxchevilles de bois ou de fer qui servent d’échelons pourmonter au haut d’un engin.
RANCHER ( ranche ), s. m. Pièce de bois garnie dechevilles servant d’échelons.
RANCI, IE, p p. de rancir.
RANCIDITÉ (lat. ranciditas), s. /".Qualité d’une graisseou d’un corps contenant soit de l’huile, soit de la graisse,devenues rances.
RANCK (ran-sio. Esp. rancio), adj. m. Vin rancio ousubst. rancio, vin d’Espagne, qui de rouge est devenujaunâtre en vieillissant. || S. ni. Rancio, voy. hance.
RANCIR (rance), v. n. Se conjugue avec être ou avoir,suivant le sens. Devenir rance. |] Se rancir, v. r. De-venir rance.
RANCISSURE, s. f. État de ce qui est rance.
RANÇON (lat. redemptio), s. f. Prix qu’on donnepour la délivrance d’un captif. || Mettre à rançon, ran-çonner, piller. || C’est la rançon d’un roi, se dit d’unesomme qui paraît excessive. ]| Composition en argentau prix de laquelle un corsaire relâche un bâtiment decommerce qu’il a capturé.
RANÇONNÉ, ÉE, p. p. de rançonner.
RANÇONNEMENT, s. m. Action de rançonner. [| Ac-tion par laquelle on exige d’une choseun prix exorbitant.
RANÇONNER, v. a. Mettre à rançon. Le Prince Noirrançonna Du Guesclin.(| T. de mar. Relâcher, moyennantcomposition, un bâtiment marchand capturé. 11 Exiger deforce ce qui n’est point dû. || Exiger de quelqu’un plusqu’il ne faut pour une chose. Sur la route d Italie, onrançonne assez durement les passagers, J. J. Rouss.
RANÇONNEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle quirançonne, qui exige plus que ne vaut une chose.
RANCUNE (dérivé du lat. rancus), s. f. Ressentimenttenace et qu’on n’oublie pas. Avoir de la rancune, gar-der rancune contre quelqu’un. || Sans rancune, ou pointde rancune, c’est-à-dire oublions le passé.
* RANCUNEUX, EUSE, adj. Qui est plein de rancune.Je ne suis pas rancuneuse, Mahivadx. Une pensée rancu-neuse, Ch. de Beknard.
RANCUNIER, 1ÈRE, adj. Qui a de la rancune, quigarde rancune. Dites-lui que je ne suis pas rancunieravec les génies, Volt. Cette humeur rancunière qui fer-mente dans un cœur vindicatif, J. J. Rocss. || Subst. Unrancunier. Une rancunière.
RANDONNÉE (anc. fr. randon, course impétueuse,violence), s. f. T. de chasse. Tour, circuit fait sur unmême lieu par une bête qu'on a lancée.
RANG (anc. li. ail. hring, cercle), s. m. Dispositionde choses ou de personnes sur une même ligne. Rangd’arbres, de dents, de perles, etc. || Au théâtre, logesde premier rang, de deuxième rang, premières loges,deuxièmes loges. |j Suite de soldats placés les uns à côtédes autres. Mettre en rang. Serrez les rangs.JI Entrerdans les rangs d’une armée, être admis, être incorporédans une armée. || On dit de même : Servir dans lesrangs de l’armée, être chassé des rangs de l’armée, etc.|| T. de tournoi. Se mettre sur les rangs, paraître sur lesrangs, se présenter au pombat, montrer qu’on est prêt àentrer en lice. || Fig Être sur les rangs, se mettre surles rangs, être, se mettre parmi les prétendants à un em-ploi, à une charge, etc. || Dlace qui appartient, quipon-vient à une personne ou à une chose parmi plusieursautres. Rang d’ancienneté, de taille, etc. Tenir un bonrang dans sa classe. Remettre un livre à son rang.|| Opiner, parler à son rang, opiner, parler selon laplace qu’on occupe. || En termes d’étiquette, avoirrang avant, après, marcher devant, après. I| Fig. Il sedit des différentes classes de la société, ta distinc-tion des rangs. ]| Haute position dans la société. Des per-sonnes d’un haut rang. || Fig. Importance d’une per-sonne. Tenir le premier rang. || 11 se dit aussi deschoses. || Fig. Place qu’une personne tient dans l’estimedes hommes. Lui qui d'un honnête homme à la courtient le rang, Mol. || 11 se dit aussi des choses. Cetteaffaireestaupremierrang.|] Perdre son rang, déchoirde la place qu’on occupait dans l’estime publique.|| Mettre au même rang, en même rang, accorder lamême estime.|| Mettre au rang de, mettre au nombre de.