Buch 
Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
Entstehung
Seite
983
JPEG-Download
 

— 985 —

REC

RÉC

RÉCIDIVE (lut. récidivas), s. f. En méd. Réappari-tion d’une maladie après le rétablissement complet dela santé, au bout d’un laps de temps indéfini. || Actionde retomber en la même faute, le même délit, le mêmecrime. || Faute d’action ou de langage où l’on retombe.

* RÉCIDIVÉ, ÉE, p.p. de récidiver. Les criminels réci-dives et subst. les récidives.

RÉCIDIVER [récidivé], v. n. Se conjugue avec êtreou avoir, suivant le sens. En méd. Avoir une récidive,reparaître. Cette tumeur récidivera. || En jurispr. Faireune récidive, commettre de nouveau le même délit, lemême crime.

* RÉCIDIVISTE, s. m. Celui qui, après avoir été con-damné pour un délit ou crime, commet le même délit,le même crime.

* RÉCIDIVITÉ, s. f. Néolog. En méd. Tendance qu’ontcertaines tumeurs à récidiver, à repuiluler. (| Tendanceà tomber en récidive, en parlant des criminels.

RÉCIF, RESCIF ou RESSIF (ré—sif. portugais recife,de l’arabe ar-recîf), s. m. Chaînederochersà fleur d’eau.

RÉCIPÉ, s. m. Mot latin qui signifie prenez, et parleguel le médecin commence une formule. Ce mot s’é-crit ordinairement en abrégé par un r dont la secondejambe est barrée, || Ordonnance ou formule médicaleindiquant le remède que doit prendre un malade. || Parextens. Toute sorte de recettes et de formules de re-mèdes. || Aupl. Des récipés.

RÉCIPIENDAIRE (ré-si-pi-an-dê-r’. Dérivé du lat. re-cipiendus ), s. m. Celui que l’on reçoit dans quelquecompagnie avec une certaine solennité.

RÉCIPIENT (lat. recipiens], s. m. Vase adapté à la cor-nue ou à l’alambic, pour recevoir les gaz qui s’échap-pent, ou les liquides qu’on distille. (| Cloche de verrequ’on place sur le plateau d'une machine pneumatique,pour recevoir les corps qu’on veut mettre dansie vide.

RÉCIPROCITÉ (lat. reciprocitas ), s. f. Qualité, ca-ractèredece qui est réciproque. Réciprocité de services.

RÉCIPROQUE (lat. reciprocm ), adj. Alternatif, quiva en-sens inverse. || Vers réciproques, vers latins qu'on

f ieut lire en commençant par le dernier mot, sans quea mesure et le sens soient détruits. || En lo<nq. Propo-sitions réciproques, deux propositions telles que lesujet de l’un peut devenir l’attribut de l’autre, etl’attribut de l'une le sujet de l’autre. || S. f. La réci-proque, l’inverse d’une proposition démontrée, || Ter-mes réciproques, termes qui ont la même signification,et’qui sepeuventprendrel’unpourl’autre. || En mathém.Figures réciproques, cellesdont les côtés se peuvent com-parer, demanièrequel’antécédentd’uneraison et le con-séquent de l’autre se trouvent dans la même figure. )| Quise communique de l’un à l’autre, mutuel. Un choc ré-ciproque. Le roi, le sénat et le peuple étaient, pourainsi dire, dans une dépendance réciproque, Vertot.Il S . m . Famil. Le réciproque, la pareille. Recevoir leréciproque. |[ En gramm. Verbes réciproques, verbes quiexpriment l’action mutuelle de plusieurs sujets les unssur les autres, par exemple : Ils se frappent.

RÉCIPROQUEMENT, adv. D’une manière inverse, enretour. Les enfants peut-être seraient plus chers à leurspères, et réciproquement les pères à leurs enfants, sansle titre d’héritiers, la Brut. || Et réciproquement, se ditd’une manière elliptique pour représenter la propositionréciproque. || Mutuellement. Se nuire réciproquement.

RÉCIT (voy. réciter), s. m. Action de raconter unechose. L’éloquence de la chaire n’est pas propre.au ré-cit des combats et des batailles, Fléch. || Dans Fartdramatique, la narration détaillée d’un événement quivient de se passer. Ce qu’on ne doit point voir, qu’unrécit nous l’expose, Boil. || Famil. Langage avantageuxque l’on tient sur quelqu’un. Faire un grand récit, degrands récits de quelqu’un ou de quelque chose. || Enmus. Ce qui est chanté par une voix seule ou joué par oninstrument seul, j | Partie qui dans une symphonie exécutele sujet principal. || Synonyme ancien de récitatif.

RÉCITANT, ANTE, adj. En mus. Se dit des voix et desinstruments qui exécutent seuls. ]| Partie récitante, cellequi est chantée par une seule voix ou exécutée par unseul instrument, ou celle qui exécute le sujet principal.RÉCtTATEUR (lat. recitator), s. m. Celui qui récite.

RECITATIF [réciter), s. m. En mus. dramatique, chantqui n’est mesuré que par à peu près ; il représente la pa-role ordinaire. || Récitatif libre, le récitatif accompagnéseulement par.labasse et le piano. || Récitatif obligé, réci-tatif entremêlé de ritournelles et de traits de symphonie.

RÉCITATION (lat. recitatio), s. f. Action de réciter.La récitation des leçons. || Action de réciter en musique,

RÉCITÉ, ÉE, p. p. de réciter.

RÉCITER (lat. redtare), ». a. Faire à haute voix lec-ture de quelque ouvrage. Réciter des vers. || Prononcerquelque chose que l’on sait par cœur, à haute voix,d’une manière soutenue. || Réciter sa leçon, se dit del’exercice scolaire qui consiste à redire à haute voix unechose apprise par cœur. || Raconter, faire un récit. Ré-citer une histoire. || Rapporter, citer. Voilà le passageentier du saint prophète Isaïe, dont je n’avais récité que.les premières paroles, Boss. || En mus. Chanter ou exé-cuter un récit. || Sc réciter, ». r. Etre récité, raconté.

* RÉCITEUR, s. m. Synonyme familier de récitateur.Des réciteurs de méchants vers.

* RÉCLAMANT, ANTE, s. m. et f. En jurispr. Celui,celle qui présente une réclamation.

* RÉCLAMATEUR, s. m. Celui qui réclame, redemande.Les réclamateurs des droits de Dieu et des rois, Mirab.

RÉCLAMATION (lat. reclamalio), s. f. Action de ré-clamer, de revendiquer, de revenir contre quelque chose.Faire une réclamation. La réclamation d’une créance.|| Être en réclamation, avoir réclamé et attendre le ré-sultat de sa réclamation. || Réclamation d’état, actionjudiciaire ayant pour objet de faire statuer sur l’étatcivil d’une personne à laquelle cet état est contesté.

RÉCLAME (voy. réclamer), s. f. T. d’imprim. Mot ouquelques syllabes d’un mot qu’on imprime au bas d’unepage, et qu’on réitère au commencement de la pagesuivante, pour faire connaître l’ordre exact des pages etdes feuilles. || Note manuscrite «"-! .appelle au correc-teur le dernier mot et le derni-r folio d’une épreuve.|| Se dit aussi des mots qui, dans une pièce de théâtre,terminent chaque couplet et avertissent l’interlocuteurque c’est à lui de parler. || Néolog. Petit article inséréà part des annonces, dans le corps d'un journal, et con-tenant l’éloge d’un livre, d’un objet d’art, de com-merce, etc. l| Par extens. L’art de chauffer un succès.

RÉCLAME (voy. réclamer), s. m. T. de fauconnerie.Cri, signe pour faire revenir un oiseau au leurre ou surle poing. Oiseau qui revient au réclame. 11 Sorte de pi-peau pour attirer des oiseaux dans les pièges.

RÉCLAMÉ, ÉE, p.p. de réclamer.

RÉCLAMER (lat. reclamare), ». n. S’opposer de pa-roles, contredire. 11 réclame contre la proposition. 11 Faireune réclamation. || Protester, revenir contre quelqueacte. Tout acte qui est extorqué par la force ouverteest nul de tout droit, et réclame contre lui-même, Boss.|| V. a. Implorer, demander avec instance. Je réclamevotre indulgence. || Réclamer les saints, invoquer leursecours. || Demander une chose due ou juste. Réclamerle prix d’un travail. || Déclarer sien. Il n’y a pas unebelle institution dans les siècles modernes que le chris-tianisme ne réclame, Chateaubk. |] Demander enjustice.|| Exiger, avec un nom de chose pour objet. Les soinsque réclame la vigne. || S’interposer en faveur de quel-qu’un. || Demander que quelqu’un soit remisa telle juri-diction. || T. de fauconnerie. Appeler un oiseau pour lefaire revenir sur le poing ou au leurre. || Réclamer leschiens, leur sonner la retraite et les appeler à soi. || Seréclamer, ». ». Dans l'ancienne jurisprudence, faire unappel. Se réclamer de cour inférieure en cour suzeraine.|| Aujourd’hui et dans le langage général, se réclamer dequelqu’un, déclarer qu’on est connu de lui, qu’on est àson service, qu’on est son parent. 11 Se réclamer de quel-que chose, invoquer cette chose en sa faveur. || Se récla-mer, s’appeler l’un l’autre, en parlant de certainsoiseaux.

RECLOUÉ, ÉE, p. p. de reclouer.

RECLOUER, ». a. Clouer de nouveau.

RECLURE (lat. recludcre), ». a. Usité seulement àl'infinitif et aux temps composés : j’ai reclus, j’avais re-clus, etc. Renfermer dans une clôture rigoureuse, priverde toute communication avec le reste des hommes. || Sereclure, ». ». S’enfermer et ne voir personne.