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tiens gouvernements. |j Reconnaître pour, reconnaîtreen telle qualité. Énée, que les Romains reconnaissentpour leur fondateur, Ross. || T. milit. Faire reconnaîtreun officier, le proclamer en présence de la troupe qu’ildoit commander. || Reconnaître un enfant, s’avouer au-thentiquement pour père ou mère d’un enfant naturel.|| Reconnaître sa signature, une lettre, etc. reconnaîtrequ’on a signé l’écrit, qu’on a écrit la lettre dont il s’agit,etc. || Reconnaître une rente, une redevance, en passerun aveu. |{ Avouer, confesser. Reconnaître ses fautes,jj On dit : Reconnaître de, avec un infinitif. Reconnais-sant de l’avoir ruiné, Sév. || On supprime quelquefois lapréposition de. Je reconnais avoir reçu... || Avoir delàreconnaissance pour. Mais puisqu’on reconnaît si mal mesbons office*, Mol. || Récompenser. Va, je reconnaîtrai ceservice en son lieu, Corn. || Se reconnaître, v. r. Trou-ver sa ressemblance, son image dans un portrait, dansun miroir, etc. || Fig. Retrouver ses opinions, ses sen-timents dans un autre. || Se remettre dans l’idée unlieu qu’on a connu et où l’on se retrouve. || Se recon-naître, constater qu’on se connaît les uns les autres.(| Être reconnaissable ou reconnu. L’opération de la grâcese reconnaît dans ses fruits, Boss. || Avouer quelque chosede soi. Quoiqu’il se reconnaisse pécheur, Rouan. || Re-prendre ses sens, examiner ce qu’on doit faire.
RECONNU, UE, p. p. de reconnaître.
RECONQUÉRIR (re... et conquérir), V. a. Conquérirde nouveau, reprendre par voie de conquête, J| Fig. Re-conquérir l’amitié, l’estime, recouvrer l’amitie, l’estime.
RECONQUIS, ISE,qi. p. de reconquérir.
* RECONSTITUER, v. a. Constituer de nouveau.
RECONSTITUTION Ire... et constitution ), s. f. Ac-tion de reconstituer. || En jurispr. Constitution d’unerente dont le prix est affecté par l'emprunteur au rem-boursement d'une autre rente qu’il devait.
RECONSTRUCTION [re... et construction), s. f. Ac-tion de reconstruire. La reconstruction d’une maison.
RECONSTRUIRE, v. a. Rebâtir un édifice. || Fig. etabsol. Les hommes modérés ne croient pas que la sagessesoit dans les extrêmes, ni que le courage de démolir nedoive jamais faire place à celui de reconstruire, Mirab.
RECONSTRUIT, ITE, p. p. de reconstruire.
RECONVENTION [ re ... et convention), s. f. T. de pa-lais. Demande formée par le défendeur devant le tribu-nal où il est assigné, et tendant à anéantir ou restrein-dre l’effet de l’action intentée contre lui.
* RECONVENTIONNEL, ELLE, adj. Qui est de la natured’une reconvention. Demande reconventionnelle.
* RECONVENTIONNELLEMENT, adv. D'une manièrereconventionnelle.
RECOPIÉ, ÉE, P-P- de recopier.
RECOPIER, v. a. Transcrire de nouveau.
RECOQUILLÉ, ÉE, p. p. de reeoquiller.
RECOQUILLEMENT [Il mouillées), s. m. État de cequi est recoquillé. Le recoquillcment des feuilles.
RECOQUILLER [Il mouillées. Re... et coquille), v. a.Retrousser en forme de coquille. Certaines chenillesrecoquillent les feuilles des arbres. || Se reeoquiller,v. r. Devenir recoquillé.
RECORDÉ, ÉE, p. p. de recorder.
RECORDER (lat. recordari), v. a. Répéter une chosequ’on a apprise par cœur pour mieux se la rappeler.|| Fig. et famil. Recorder sa leçon, tâcher de se bienremettre en l'esprit ce qu’on doit dire ou faire. || Recor-der quelqu’un, lui remettre en l’esprit. || Se recorder,D. r. Se remettre en l’esprit ce qui est à dire ou à faire.|| Se recorder avec quelqu’un, se concerter avec lui.
RECORRIGÉ, ÉE ,p.p. de recorriger.
RECORRIGER [re... et corriger), v. a. Corriger denouveau. || Absol. 11 corrige et recorrige sans fin.
RECORS (re-kor. Recorder), s. m. Officier subal-terne de la justice, qui accompagne les huissiers pourleur servir de témoin ou pour leur prêter main-fortedans l’exercice de leurs fonctions. || En général, agentarmé qui exécute les ordres de la justice.
RECOUCHÉ, ÉE, p. p. de recoucher.
RECOUCHER [re... et coucher), v. a. Coucher de nou-veau. Recoucher un enfant. || V. n. Passer de nouveau lanuit dans un lit. || Se recoucher, v. r. Se remettre au lit.
RECOUDRE [re... et coudre), v. a. Coudre une chosedécousue, déchirée. || Fig. Joindre ensemble des mor-ceaux, en fait d’ouvrages d’esprit.
RECOUPE [re... et coupe), s. f. Morceaux d’étoffe quirestent quand on taille des vêtements. || Partie des pier-res qu’on abat en les taillant pour les mettre en œuvre.Il se dit aussi des métaux. || Seconde coupe de trèfle,e foin, etc. ; on dit plus souvent regain. |] Deuxièmefarine tirée du son séparé du gruau. 11 Eau-de-vie pré-parée par mixtion d'alcool à un degré elevé avec del’eau simple. || Au pl. Dernière goutte tirée du raisin.RECOUPÉ, ÉE , p. p. de recouper.RECOUPEMENT, s. m. Diminution d’épaisseur quel’on fait subir à un mur de face, à partir de chaqueplinthe, pour tenir lieu de fruit, lorsque chaque partiedu mur, comprise entre deux plinthes, est à plomb.
RECOUPER, v. a. Couper de nouveau. 11 faut recou-per du pain à cet enfant. |[ Se dit du mélange qu’on faitdes vins de diverses qualités ou des vieux avec les nou-veaux. || V. n. Couper de nouveau, aux jeux de cartes.
RECOUPETTE (dim . de recoupe), s. f. Troisième fa-rine tirée du son séparé du gruau.
RECOURBÉ, ÉE ,p.p. de recourber.
RECOURBER [re... et courber), v. a. Courber denouveau. || Courber, ployer en rond par le bout. || Fig,Rabaisser vers. 11 Se recourber, v. r. Être courbé en rond.
RECOURIR [re...e t courir),v. n. Courir de nouveau,retourner en courant. || Fig. Avoir recours à quelqu’unou à quelque chose. Recourir aux armes. Petits princes,videz vos débats entre vous ; De recourir aux rois vousseriez de grands fous, la Font. || Recourir en cassation,se pourvoir en cassation. Jj F. a. En termes de chasse,ce verbe fait recourre à Finfinitif. Poursuivre une se-conde fois une bête ou poursuivre une nouvelle bête.
RECOURS (re-kour. Lat. recursus ), s. m. Action parlaquelle on recherche le secours de quelqu’un ou dequelque chose. Avoir recours au roi, à la ruse, aux re-mèdes, etc. |] Refuge, ressource. La retraite est monseul recours, Volt. || T. de droit. Action en garantie.Recours contre les endosseurs. || Recours en cassation,pourvoi en cassation. Recours en grâce, demande adres-sée au souverain pour obtenir la remise ou la commuta-tion d’une peine. || Quand recours signifie faction par la-quelle on recherche de l'assistance, il se met toujourssans prépositif: J’ai recours à Dieu. Dans le sens de re-fuge, d’action en garantie, on l’accompagne de prépositifs :Mon recours est en Dieu ; j'aurai mon recours contre vous.
RECOUSSE ou RESCOUSSE [anc. fr. rescourre, dulat. re et excutere), s. f. T. vieilli. Reprise d’une per-sonne ou djune chose enlevée par force. Courir à la re-cousse. || À la rescousse! à l’aide, à un nouvel effort!RECOUSU, UE, p. p. de recoudre.
RECOUVERT, ERTE,p.p. de recouvrir.RECOUVRABLE, adj. T. de finance. Qui peut être re-couvré. Deniers non recouvrables.
RECOUVRANCE, s. f. Action de recouvrer, secours; ilest usité seulement dans : Notre-Dame de Recouvrance.
RECOUVRÉ, ÉE, p. p. de recouvrer. || Prov. Pour unperdu, deux recouvrés, voy. peudu.
RECOUVREMENT [recouvrir), s. m. Action de recou-vrir ; résultat de cette action. Le recouvrement des ter-rains cultivables de l’Égypte par les sables stériles de laLibye, Cuvier. || Partie d’une pierre, d’une tuile, etc.qui couvre un point, une entaille. || Enduit de plâtresous lequel on a latté et qui sert à couvrir les faces vi-sibles d une pièce de charpente. Faire en plomb le recou-vrement d’une partie de toit.
RECOUVREMENT ( recouvrer ), s. m. Action de recou-vrer ce qui pouvait être perdu. Recouvrement de titres,de pièces, de la santé, des forces, etc. || Perception,recette de deniers dus. Le recouvrement des impôts. 11 Aupl. Créances d’une étude ou d’une maison de commerce.
RECOUVRER (lat. recuperare), v. a. Rentrer en pos-session de ce qu on a perdu. Recouvrer la vue, la jeu-nesse, l’estime publique, etc. || Il se dit quelquefois dece qui vient entre les mains. 11 n’avait pas vu les actesu’on a recouvrés depuis, Boss. ]| Toucher une sommeue ; faire la levée des impôts. || T. de mar. Recouvrerune manoeuvre, la tirer dans le vaisseau.