REP
REP
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dit des masses que l'on ne charge pas d'ornements, desparties qui restent unies. || T. de mar. État d’un naviredroit dans son assiette, qui n’est incliné ni par le ventni par les lames.
REPOSÉ, tz,p.p. (le reposer. Teint reposé, teint frais.
|) A tête reposée, lue. adv. Mûrement, avec réflexion.
REPOSÉE, s. f. Lieu où les bêtes fauves se reposentpendant le jour. || A reposées, loc. adv. En se reposantde temps en temps.
REPOSER (lat. repausaré), v. a. Mettre dans un étatde repos. Reposer sa tête sur un oreiller. || Fig. N’avoirpas où reposer sa tête, être sans asile. 11 Reposer sa vue,ses yeux sur un objet, les y arrêter avec plaisir. || Pro-curer du repos, du calme, avec un nom de chose poursujet. En jour égal et pur y repose les yeux, Lamaiit,
|| Cela repose la vue, se dit des parties d’un taldeau oud’un ensemble d’objets, qui n’attirent pas l’attention etpermettent à l’œil de se reposer. || Le sommeil reposele teint, le rend frais. || Cela repose leshumeurs, les calme.
11 Reposer la tête, l’esprit, l’âme, leur procurer du calme.
|| Se reposer l’esprit, se donner du calme. || V. n. Dor-mir. || 11 se dit d’un état de repos, de tranquillité. Ilne dort pas, il repose. || T. de manège. Reposer ou sereposer sur la main, se dit d’un cheval qui, ayant labouche dure, pèse trop sur la main. || Être placé, dé-posé pieusement en quelque endroit. C’est sous cettepierre que son corps repose. || Fig. Résider. Lieu ter-rible où de Dieu la majesté repose, Rac. |[ Être établi,fondé sur. Cet édifice repose sur le roc. || Fig. Ce raison-nement ne repose sur rien. || En parlant de liqueurs, serasseoir, de manière que les parties grossières tombentau fond. || Fig.^Laisser reposer ses esprits, se calmer. || Sereposer, v. r. Être dans le repos. || Se délasser. |{ Fig. etlamil. Se reposer sur ses lauriers, demeurer inactif aprèsun succès. || Avec faire et laisser, on fait ellipse dupronom personnel. Faites reposer vos chevaux. Laissezreposer ces hommes. H Se reposer, être en jachère, enparlant d’une terre. || Fig. La nature se repose après degrands efforts, comme les terres après une moisson abon-dante, Volt. || Avec ellipse du pronom personnel. Laisserreposer une terre. || Fig. Laisser reposer un ouvrage,cesser de travailler à un ouvrage, pour le reprendre etle revoir à loisir. || S’arrêter pendant quelque temps,en parlant de la vue, de l’esprit, etc. || Se poser, rési-der. La puissance du Seigneur se reposera sur cette mon-tagne, Saci. || Être posé sur. Le fondement sur lequel sereposait la foi des peuples, Boss. || Fig. Se reposer sur,avoir confiance en. Chacun se dit ami ; mais fou qui s’yrepose, la Font. || Se reposer de... sur..., s’en re-mettre à... pour la chose dont il s’agit. Reposez-vous surmoi, seigneur, de tout son sort, Cors.
REPOSOIR [reposer), s. m. Éndroit.où l’on peut sereposer. || Fig. Endroit où dans un écrit l’esprit peutse reposer. Si l’on suit les titres de la marge, ils servi-ront de reposoirs et de guides, Boss. || Autel qu’on faitdans les rues durant la procession delà Fête-Dieu, poury faire reposer le saint sacrement.
REPOUSSANT, ANTE, adj. Qui repousse, qui fait re-culer, qui éloigne. En tout pays les gens charges de beau-coup d’affaires sont toujours repoussants et sans com-misération, J. J. Rouss. || Fig. Qui inspire de l’aver-sion, du dégoût. Une laideur repoussante.
REPOUSSÉ, ÉE, p. p. de repousser. || Repoussé, s.m. Travail de repousse, œuvre en relief, exécutée àcoups de marteau dans une plaque de métal posée surun mastic élastique.
REPOUSSEMENT, s. m. Action de repousser, de pous-ser en arrière. || En parlant d’une arme à feu, le coupen recul que le tireur en reçoit. || Fig. Action d’écarterde soi avec brusquerie, mauvaise humeur.
REPOUSSER ( re... eipousser), v. a. Pousser de nou-veau, rejeter, renvoyer. || Éloigner. || T. d’imprim. Mar-quer, imprimer à la main une lettre, un signe qui man-que dans une feuille tirée. || Faire reculer quelqu’un,l’écarter de soi. || Pousser en arrière, pousser au loin.Le.castor est repoussé dans le fond des déserts, Bdff.|| Écarter de. || Il se dit d’attaquants que l’on force àreculer. || On dit de même: Repousser une attaque, un as-saut, etc. |j Repousser la force par la force, employer la
force pour se défendre. ||Repousserquelqu’un avec perle,lui faire subir un grand échec. || Fig. Infliger un refus,un mauvais accueil. || Repousser une demande, la reje-ter, 1 écarter. || Écarter de soi quelque chose qui blesse.Repousser un coup. || Rcpousseruneinjure, s’en défendreavec lorce, avec vivacité. || Repousser la calomnie, la ré-futer hautement. || Écarter de soi quelque chose dont onne veut pas. Il repoussait les louanges comme des offen-ses, Boss. j| Repousser une tentation, une mauvaise pen-sée, la rejeter de son esprit. || Produire la répulsion, ledégoût. Son air, son ton, ses manières me repoussèrentà tel point qu’il ne fut pas en moi de le bien recevoir,J. J. Rooss. || Produire de nouveaux jets, de nouvellesparties, en parlant de plantes et d’animaux, || V. nPousser en écartant. Ce ressort repousse trop, il a tropde force. I| Pousser en arrière, en parlant d'un fusil dontla crosse frappe rudement l’épaule quand on le tire. 11 Enpeint. Le bleu a repoussé dans ce tableau, avec le tempsil a fini par dominer et faire disparaître les couleurs aux-quelles il était mêlé. || Fig. Produire la répugnance, l’an-tipathie. Sa figure, ses manières repoussent. i| Produirede nouveaux jets. L’herbe repousse. || Il se dit dans unsens analogue des ongles, des cheveux. || Se repousser,v. r. Exercer l’un sur l’autre une action qui écarte. Lespôles de même nom d’un aimant se repoussent.
REPOUSSOIR ( repousser), s. m. Cheville de fer quisert à faire sortir une autre cheville. || Petit morceaud’acier, rond ou carré, dont les graveurs en cuivre seservent pour repousser les planches en le mettant des-sous, lorsqu’ils veulent frapper dessus avec le marteau.
|| Outil en forme de long ciseau, dont se servent les scul-pteurs, les tailleurs de pierre, pour pousser des moulures.|| En peint. Objet vigoureux de couleur ou d’ombre,qu’on place sur le devant d’un tableau, pour faire paraî-tre les autres objets plus éloignés. || Fig. Chose ou per-sonne qui en fait valoir une autre par le contraste.
RÉPRÉHENSIBLE (lat. reprehensibilis), adj. Dignede blâme, en parlant des personnes. || Il se dit aussi deschoses. Conduite répréhensible.
RÉPRÉHENSIQîl (lat. reprehensio) , s. f. Action dereprendre, de blâmer. On souffre aisément des répréhen-sions, mais on ne souffre pas la raillerie, Mol.
REPRENDRE ^lat. reprehendere), v. a. Prendre denouveau. Reprendre sa place, son nom. Reprendre uneville. || Reprendre un navire, enlever à l’ennemi unbâ-tiînent dont il s’était emparé. || Reprendre un chemin,y entrer après l’avoir quitté. || Reprendre le chemin de,retourner à. || Fig. Reprendre le dessus, regagner l’a-vantage perdu, et aussi se rétablir d’une longue maladie.|| Reprendre terre, mettre le pied sur la terre,'.enparlant d’un nageur qui arrive à l’endroit où l’eaun’est plus profonde. || Famil. On ne m’y reprendra plus,je ne m’exposerai plus au même danger, au même en-nui. || On dit par forme de menace : Que je ne vous yreprenne plus. 11 Prendre de nouveau, en parlant de bois-sons, de potions, d’aliments. Reprendre médecine. || Fig.Être saisi de nouveau par des sentiments, des passions.Il a repris toute sa colère. || Reprendre courage, rede-venir courageux, et aussi sortir de son abattement, seranimer. || Fig. Il se dit des maladies, des maux, quis’emparent de nouveau d’un patient. La goutte l’a repris.|| Rentrer en possession. Avoir beaucoup à reprendre surune succession. || Prendre ce qu’on avait donné. || Re-prendre sa parole, retirer la promesse qu’on avaitdonnée. || Reprendre quelque chose à quelqu'un ousimplement reprendre quelque chose, rétracter quelquechose, ce qu’on a dit de quelque chose. Reprendre deslouanges qu’on a données. || Rejoindre quelqu’un pourl’emmener. || Ramener chez soi, faire rentrer au logis,auprès de soi. || Continuer ce qui avait été interrompu.Reprendre une lecture, une histoire commencée. || Re-prendre une instance, continuer un procès qui avait étéinterrompu. || Récapituler, résumer, || Reprendre unechose, une histoire de plus haut, la raconter en commen-çant d’un temps plus éloigné. || Reprendre les choses deplus haut, remonter à des principes généraux, à des vé-rités antérieures. || Reprendre la parole, se remettre àparler. || Reprendre une tragédie, une comédie, etc. laremettre au théâtre. || Reprendre un mur sous œuvre,