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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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second,le second capitaine ou lieutenant. [ | Dans la marinemarchande, l’officier qui commande après le capitaine.|J En mus. Partie secondaire ou d’accompagnementdans un duo. Faire le second. || Mon second, se ditdans une charade de la seconde partie du mot dé-composé. ||Es second, loc. adv. Exprime subordination,infériorité. Il n’est qu’en second. || Capitaine en second,le capitaine qui doit commander à défaut du .capitaine enpied. Lieutenant en second. 11 Signer en second, se ditd’un notaire qui signe avec celui qui a reçu, qui adressé Pacte. j| Second se met toujours avant son sub-stantif, excepté quand on parle d’un tome, d’un livre,d’un chant, où l’on peut le mettre avant ou après : Letome second ou le second tome.

SECONDAIRE {se-gon-dê-r’. Lat. secundarius), adj.Qui ne vient qu’en second, qui est accessoire. Un person-nage secondaire. Les principes secondaires. || Subst. Unsecondaire, une personne qui tient le second rang. (| Enastron. Planètes secondaires, les satellites. || En géol.Période secondaire, période relative à des terrains ou dé-pôts dans lesquels on ne trouve plus rien des roches pri-mitives, mais seulement des matières de transport, desroches pleines de débris d’êtres organisés. || Enseigne-ment secondaire, enseignement comprenant les collègeset les lycées. || Les écoles secondaires, les petits sémi-naires. || En pathologie, se dit de phénomènes subsé-quents ou subordonnés à d’autres.

SECONDAIREMENT (se-gon-dê-re-man), adv. D’unemanière secondaire ; accessoirement.

SECONDE (se-gon-d’j, s. f. La classe qui précède larhétorique. || Ensemble des élèves qui font leur seconde.|| Lieu où se fait cette classe. || En typographie, épreuved’une feuille déjà corrigée. 11 La soixantième partie d’uneminute d’heure. || La soixantième partie d’une minutede degré. || En mus. Intervalle de seconde ou simple-ment seconde, intervalle qui suit l’unisson et précèdela tierce. || Seconde majeure, intervalle formé de deuxdemi-tons. || Seconde mineure, intervalle formé d’unseul demi-ton. || T. d’escrime. Estocade de seconde ousimplement seconde, botte semblable à la botte de tierce,excepté que la lame passe sous le bras de l’adversaire.

SECONDÉ, ÉE, p, p. de seconder.

SECONDEMENT (se-gon-de-man), «du.Ensecond lieu.

SECONDER (se-gon-aé. Lat. secutulare), v. a. Suivre,venir en second lieu (emploi qui vieillit). Jusqu’ici leseffets secondent sa promesse, Rac. || Répliquer sur lemême ton. || Servir de second, d’aide à quelqu’un. || 11se dit aussi de ce qui seconde, favorise. Tant que sa fa-veur [du sort] vous seconde, Vous êtes les maîtres dumonde, J. B. Rouss. || Par extens. Avec un nom de chosepour régime. Un sage et intelligent chancelier secondeles désirs d’un roi zélé pour l’Eglise, Ross. Les exemplessecondent les préceptes, id. || Au jeu de paume, servir desecond dans une partie. || Se seconder, v. r. Se donnermutuellement du secours.

SECOUÉ, È.E,p.p. de secouer.

SECOUEMENT ou SECOÛMENT, s. m. Action de se-couer. Un secouement de tête. || Fig. Action de rejeterloin de soi. Le secouement de l’autorité.

SECOUER [lut. succutere],v. a. Remuer fortement età plusieurs reprises. Secouer une porte, un arbre, etc.|| Absol. Cette voiture secoue beaucoup. || Maltraiterquelqu’un. || Secouer la tête, faire un mouvement detète par refus, par improbation, par doute. [| Fig. Se-couer les oreilles, ne tenir compte de quelque chose,s’en moquer; et aussi ne point accorder ce qu’on de-mande. || Secouer la poussière, faire tomber la pous-sière de dessus quelque chose. Secouer la poussière d’unhabit. || Secouer la poussière de ses souliers, ôter la pous-sière qui les couvre, et fig. s’en aller avec indignation,douleur, affliction. [ | Se défaire, s’affranchir de quelquechose par un mouvement violent. Ce taureau a secoue lejoug, f) Fig. Secouer le joug, s'affranchir violemmentd’une autorité qui pèse. Secouer ses chaînes. Secouerle jou» des passions. || Il se dit aussi de tout ce qui estregardé comme pesant, gênant, et qu’on écarte. Moncœur, enivré d’une folle passion, secouait presque touteçudeur, Fén. || Fig. Donner une commotion morale. Cetévénement m’a secoué. || Fig. et fainil. Réprimander,

gronder. || Il se dit des maladies qui remuent tout lecorps et tourmentent beaucoup. || Se secouer, v. r. Seremuer fortement pour faire tomber quelque chose quiincommode. i| Fig. et famil. Il faut se secouer, il fautprendre de l’exercice, se donner du mouvement ; etaussi il faut agir dans cette affaire. || Famil. Se secouer,ne pas se laisser aller à son malaise, ne pas s’écouter,

SECOÛMENT, s. m. Voy. secouemext.

SECOURABLE [secourir], adj. Qui secourt, qui aimeà secourir. Secourable aux malades. Un homme bon etsecourable, Ross. || Il se dit aussi des choses. Sa vertutoujours secourable aux oppressés, Ross. || Ausens passif,qui peut être secouru. La place est secourable par mer.

SECOURIR (lat. succurrere), v. a. Donner à celui quiest dans un cas pressant le moyen d’en sortir. Secourirquelqu'un, une place, etc. |[ Venir en aide à quelquechose. Secourez notre entreprise, nous avons vingt fa-milles à nourrir, Volt. || Se secourir, v. r. Venir en aideà soi-même. Il Se secourir l’un l’autre.

SECOURS (lat. succursum, supin de succurrere], s.m. Ce qui sert dans un cas pressant pour en sortir. || Ilse dit, au sens actif, du secours que l'on donne. Mon se-cours vous est inutile. 11 II se dit, au sens passif, du se-cours que l’on reçoit. Venez à mon secours. 11 Au secours !à mon secours ! cri par lequel on demande du secours.|| Soins, services qu’on donne à un malade. || Ce qui sert,ui est utile. Appelez la mémoire ou l’esprit au secours,okn. Le secours de vos sages avis, J. J. Rocss. || Au pl.Choses qui servent à secourir, telles qu’argent donné,prêt, aumône, etc. Des familles pauvres ont reçu des se-cours. || Troupes envoyées au secours d’une armée, d’unparti trop faible pour résister à ses adversaires. Un se-cours de trois mille hommes. || L’action de secourir uneplace assiégée. |j Le corps d'armée qui vient secourirune place assiégée. || Porte de secours, porte d’une cita-delle donnant dans la campagne, et par laquelle on peutrecevoir du secours ou se retirer. j| Secours, église auxi-liaire d'une paroisse, dite plus ordinairement succursale.

SECOURU, UE, p.p. de secourir.

SECOUSSE (anc. part, secous, secoué),s. f. Agitation,ébranlement de ce qui est secoué. || Fig. Par secous-ses, par saccades. |[ T. de manège. Secousse de la bride,synonyme de saccade. || Oscillation du sol dans un trem-blement de terre. 11 Fig. Atteintes portées à la santé, àla fortune, au crédit, au moral, à l’ordre établi. Sa santén’a pu résister à une telle secousse. Cette opérationdonna une grande secousse à l'État, Montesq.

SECRET (lat. secretum] ,s.m. Ce qui doit être tenu se-cret; ce qui ne doit être dit à personne. || Demi-secret,secret à moitié révélé, deviné ou surpris. || H’avoirpoint de secret pour quelqu’un, ne lui rien cacher.Il Avoir le secret de quelqu’un, savoir son secret. || Avoirle secret d’une chose, en connaître le motif, la raison.|| C’est le secret de Polichinelle, de la comédie, cela estsu de tout le monde. || Être du secret, dans le secret,avoir part à quelque dessein caché. || Lieu retiré, ca-ché. Judith dans le secret de sa maison, Mxss. || Ce qu'ily a de caché dans certaines choses. Des choses qui se pas-sent dans un entier secret, Pasc. || Le secret des con-sciences, des cœurs, ce qu’il y a de plus caché dans lesconsciences, dans les cœurs. || Lieu séparé où on en-ferme le prisonnier, en ne lui laissant de communicationqu’avec le geôlier. Le prisonnier est au secret. || Si-lence, discrétion sur une chose confiée. Je vous gar-derai le secret. |j Je vous dis cela dans le secret, sous lesecret, - en grand secret, dans le dernier secret, je vousle confie à la condition de ne le dire, de ne le révélerà personne. || Dans les arts, dans les sciences, moyenconnu d’une seule personne ou de peu de personnespour faire de certaines choses, pour produire de cer-tains effets. Il y a un secret contre ce mal. Un secretpour rendre les hommes immortels, Volt. || Dire son se-cret, faire connaître comment on s’y prend pour exécuterquelque chose. ]| Fig. Moyen de parvenir à une chose,d’y réussir. Le secret [au théâtre] est d’abord de plaireet do toucher, Boil. 11 Par antiphrase, trouver lo secret,arriver à un résultat qu’on ne cherche ni ne désire. Ila trouvé le secret de se ruiner. || La partie la plus dif-ficile et la plus essentielle d’un art, d’une science, etc.