VOM
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VOü
F'Év. || Fig. Il vomira arec son âme les richesses qu’ilavait dévorées, Mass. |] Jeter beaucoup d’eau, en parlantd’une figure ou d'un masque de fontaine. || Fig. Rejeterhors de son sein. Ces prodigieuses années que l’Orientvomit de son sein, Volt. || Fig. Proférer des chosesodieuses, injurieuses, violentes. Vomir des impiétés, desblasphèmes, des injures, etc. || Vomir feu et flamme,proférer des paroles violentes. || Vomir son venin contrequelqu’un, dire de lui tout le mal possible.
VOMISSEMENT, s. tn. Acte par lequel lessubstancessolides et liquides contenues dans l’estomac sont rejetéesau dehors. Vomissement des aliments. || Matières vomies.Les vomissements furent abondants. || Fig. Dans le lan-gage biblique, retourner à son vomissement, retomberdans ses désordres (image prise du chien qui revient à cequ’ila vomi). || Sc dit aussi de ce qui est rejeté par labouche, sans venir de l’estomac. Vomissement de sang.
VOMITIF, IVE, adj. En méd. Qui fait vomir. Droguevomitive. || S. m. Les vomitifs, les agents médicamen-teux doués d’une propriété vomitive constante et inhé-rente à un principe particulier.
VOMITOIRE (lat. vomitoriw ), s. m. En méd. Synon.vieilli de vomitif. |[ Dans les théâtres des anciens Ro-mains, larges issues par où le peuple sortait. j| Se ditparticulièrement des issues, des portes par lesquellesles spectateurs se répandaient sur les gradins.
* VOMITURITION, s. f. En méd. Vomissement assezfréquent, mais sans grandes secousses et évacuant peude matières. || Espèce de vomissement avorté dans le-quel les matières remontent de l’estomac dans l’œso-phage, mais ne sont pas rejetées au dehors.
VORACE (lat. vorax), adj. Qui dévore, qui mangeavec avidité. Le vautour est très-vorace.|| Homme vorace,homme qui mange goulûment, avec avidité. 11 Estomac vo-race, estomac qui a besoin de beaucoup de nourriture.
VORACITÉ (lat. voracitas), s. f. Avidité à manger.La voracité des oiseaux de proie. Cet homme mangeavec voracité. || Fig. Cupidité comparée à la voracité. Lavoracité des courtisans. || Fig. Avidité de lecture.
VOS, pl. de votre.
VOTANT, s. m. Celui qui vote. || Il peut aussi se direau féminin : Une votante. |[ Adj. Les membres votants.
VOTATION, s. f. Action de voter. La votation partête. || L’énoncé même du vote, les votes.
VOTE (lat. votum), s. ni. Vœu exprimé dans un corpspolitique, dans une assemblée délibérante, dans unecompagnie quelconque. Donner son vote.
VOTÉ, ÉE, p. p. de voter.
VOTER, v. ». Donner sa voix, son suffrage dans uneélection, une délibération. || V. a. Exprimer, au moyendu vote, son consentement à. Voter une loi, le bud-get, etc. || Dans le langage général, voter des remercî-ments, se dit sans qu’il y ait aucune espèce de vote.
VOTIF, IVE (lat. votivus), adj. Qui appartient auvœu. || Tableau votif, tableau offert pour acquitter unvœu. ij T. d’anliq. Se dit d’objets de toute espèce qu’onsuspendait dans les temples, en mémoire de quelquefaveur obtenue des dieux. Les offrandes votives. j] Messevotive, messe dite dans une intention particulière.
VOTRE (lat. rester), au pl. VOS, adj.poss. Il répondau pronom personnel vous, se met toujours devant lesubstantif, et se dit en parlant à une personne ou à plu-sieurs. Votre ami. || Il se dit quelquefois non pas de ceque vous possédez, mais de ce dont vous parlez, de cequi tient à vous d’une façon quelconque. Astarlié vousdéfend de découvrir au roi quel est votre étranger, Fên.Vous voulez rire avec vos quatre millions, Volt. | | Avecun nom de personne, il se dit souvent par dédain oupar colère. Voici votre ïlathan, IUc. || Votre, vos, placédevant les adverbes comparatifs, fait le superlatif. Votreplus grande dépense. Vos moins chers volumes.
VÔTRE (LE, LA), adj. poss. sans son substantif. ïise dit de la personne ou de la chose qui est à vous, etdont il vient d’être parlé. Rome a ses droits, seigneur;n’avez-vous pas les vôtres ? Rac. || On supprime quelque-fois l’article. Je suis vôtre à la vie, à la mort. || Je suisvôtre, se dit quelquefois pour s’excuser, pour refuser.|| S. m. Ce qui vous appartient. Vous en serez du vôtre,vous perdrez tout ou partie de ce qui vous appartient.
|| Ce qui vient de vous. Vous y avez mis du vôtre. || Lesvôtres, vos parents, vos arnis, vos adhérents, les per-sonnes de votre compagnie, de votre pays. Celte per-sonne est des vôtres. |[ Famil. Je suis bien le vôtre,s'emploie par forme de salutation, pour : je suis bienvotre serviteur. || Famil. Vous faites des vôtres, se ditde quelqu’un fjui fait des folies, de bons tours, ou qui agità sa guise.J) J ai reçu la vôtre [s. e. lettre] du 13 juin.
VOUÉ, ÉE, p.p. dévouer.
VOUER (lat. votave), v. a. Promettre par vœu. Vouerun tableau à la Vierge. Le religieux, fidèle observateurde la pauvreté qu’il a vouée, s’en tient au pur nécessaire,Bodrd. || Particulièrement, consacrer à Dieu, à la Vierge,à un saint. Ses parents l'ont voué à Dieu. Vouer sa bileà la Vierge. || Vouer un enfant au blanc, le vouer à êtretoujours vêtu de blanc jusqu’à tel âge. || Fig. Promettred'une manière particulière et avec une sorte de solennité.Je lui vouai dès lors une amitié sincère, Rac. || Employeravec zèle, avec suite. 11 a voué sa plume à la défense de lareligion. |] Se vouer, ». r. Se consacrer. Se vouer au ser-vice de Dieu. || Fig. Ke savoir à quel saint se vouer, nesavoir à qui recourir, quel moyen employer. || On dit àpeu près dans le même sens : Se vouer à tous les saints.
VOULOIR (lat. volo), ». a. L’impératif est veuille,veuillons, veuillez. Cependant l’Académie dit ; veux,voulons, voulez, quand on engage à avoir une volontéferme. Au présent du subjonctif, l’Académie donnevoulions, vouliez. C’est un barbarisme assez récentet désormais autorisé par l’usage ; mais c’est un meil-leur usage de dire veuillions, veuilliez. || Être en vo-lonté de. Vouloir ce que Dieu veut est la seule scienceQui nous met en repos, Malh. || Absol. 11 ne faut quevouloir. || Tu l’as voulu, vous l’avez voulu, se ditpar forme de reproche à quelqu'un qui a fait quelquefaute contre laquelle il avait été prémuni. |j 11 ne saitce qu’il veut, se dit d’un homme irrésolu, qui ne saitpasse décider. || Faire de quelqu’un ce qu’on veut,avoir un grand empire sur ses sentiments, sur ses ac-tions. || Cet homme veut ce qu’il veut, il l’exige, il leveut fortement. || Famil. Que veux-tu, que voulez-vous (sous-entendu, qu’on dise, qu’on fasse)? signi-fient ; il en est ainsi. || Dieu le veuille ! se dit pour mar-quer qu’on souhaite qu’une chose arrive, ou qu’on endoute. || Vouloir, avec un nom de personne pour com-plément, avoir la volonté que la personne soit telle outelle, ou qu’elle se présente. Je vous veux raisonnable.|| Commander, exiger avec autorité. Il a dit : Je le veux,désobéirez-vous ? Corn. [ [ Souhaiter, désirer. Qu’est-ceque vous voulez? || Consentir à. Oui, je le veux bien.Je veux bien l’avouer. || Par civilité, veuille, veuillez, aie,ayez la bonté, la complaisance de. || Voulez-vous bien!est quelquefois une formule impérative. Voulez-vousbien vous taire ! || Il s’emploie pour marquer la conces-sion que l’on fait, pour admettre hypothétiquement unschose. Ils regorgent de biens et d’honneurs, je le veux,Bolrd. || Famil. Je veux bien que cela soit, je veux quecela soit, je suppose que cela soit, quoique je n’en con-vienne pas, ou quand cela serait vrai. || Si vous voulez,si vous l'admettez. || Prétendre. Chacun veut en sagesseériger sa folie, Bon. || Vouloir de, avec un substantifpour complément, rechercher, accepter. Je ne veuxpoint d’un trône où je sois leur captive, Corn. || Popul.En veux-tu ? en voilà, abondamment, en grande quan-tité. || Demander un prix d’une chose qu’on veut vendre.Il veut cent mille francs de sa terre. || Fig. Se dit deschoses qui ont de l’autorité. La loi, la raison veut que....|| Le malheur, le bonheur a voulu que..., il est arrivépar malheur, par bonheur que.... || Fig. Être d’un ca-ractère à exiger l’emploi de (avec un nom de personnepour sujet). Il y a des enfants qui veulent être menéspar la crainte. || Fig. Demander, réclamer, avec unnom de chose pour sujet. Et pour être approuvés De sem-blables projets veulent être achevés, Rac. || 11 se dit,dans un sens analogue, des cas régis par une préposition,par un verbe, des modes exigés par une conjonction.Ce verbe veut l’accusatif. Quoique veut le subjonctif.
|| Fig. Se prêter à, avec un nom de chose pour sujet.Cette machine ne veut pas marcher. || Vouloir du bien,vouloir du mal à quelqu’un, avoir de l’affection ou de