CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
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froid aussi, car, ayant chauffé la solution pour séparer le gaz duliquide, on retrouvait dans le récipient de condensation del’eau avec l’ammoniac liquide. Mais des perfectionnementsrécents ont fait à la machine à affinité une place très enviable.Un organe nouveau, le rectificateur, empêche la déperditionpar la vapeur d’eau, et accroît sensiblement le rendement. Cerectificateur consiste en un faisceau de tubes où est amené leliquide du régénérateur qui circule dans les tubes, tandis quele gaz ammoniac entraînant la vapeur d’eau passe autour destubes, en sortant de la chaudière où est chauffée la solutionammoniacale. Le liquide du régénérateur est froid : aussi lavapeur qui accompagne le gaz ammoniac se liquéfie et se dé-pose-t-elle. L’appareil a été construit de telle manière, les di-mensions ont été calculées et le refroidissement a été organiséavec tant de méthode que le gaz, à la sortie du rectificateur,est absoulument sec. Le régénérateur a été également trans-formé : c’est la partie où le gaz ammoniac, après avoir produitle froid, vient se mélanger de nouveau à l’eau. Il était défec-tueux : l’absorption se faisait de façon insuffisante. Il a été trèsamélioré: le contact du gaz et de l’eau a été considérablementétendu ; la température a été abaissée, et l’absorption est com-plète. Le résultat général a été que les machines nouvellesà affinité ont un rendement qui dépasse de 30 °/ 0 celui desmeilleures machines des autres systèmes connus. La machineancienne, rajeunie et perfectionnée, bat haut la main les ma-chines plus récentes.
— Un Anglais, M. E. A. Ashcroft, a pris, pour la prépara-tion électrolytique du sodium, un brevet dont il y a lieu d’indi-quer les grandes lignes. Le procédé nouveau comporte l’élec-trolyse d’un chlorure enfermé dans un élément pourvu d’uneanode charbon ou plomb-charbon et d’une cathode appropriée,en plomb fondu par exemple. L’alliage sodium-plomb estemployé comme anode dans un second élément, pourvu d’unecathode fer ou nickel, où se trouve un électrolyte forméd’hydrates en fusion du métal, ou d’un sel ou de sels très fusi-bles. Les deux éléments sont formés d’un récipient clos garni