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PORT-ROYAL.
leurs confessionnaux, divers persoûnages saints invi-teront de venir; on les rencontrera, on les entendranommer plus d’une fois, avant de s’y arrêter; et onattendra pour aller à eux de près, dans leurs enceintesparticulières, d’être arrivé à l’endroit principal par oiiils tiennent à l’ensemble. Il y aura seulement une oudeux exceptions pour des noms plus profanes, et qu’oncourrait risque de ne pas rencontrer de nouveau, si onne les saisissait au passage. Plus on avancera dans lesujet, dans cette longueur moyenne bien établie et bienconnue, et plus on se permettra les allées et venues fré-quentes dans les bas-côtés et les dépendances : il vien-dra un moment où nous posséderons assez notre pland’église et de cloître, et tout le domaine de notre abbaye,pour pouvoir ne négliger sur nos terres aucun des em-branchements, alors aussi plus nombreux, vers le siècle,poür avoir même l’air de nous y oublier; mais nous enreviendrons toujours. En un mot, on se conduira avecPort-Royal comme avec un personnage unique dont onécrirait la biographie : tant qu’il n’est pas formé encore,et que chaque jour lui apporte quelque chose d’essen-tiel, on ne le quitte guère, on le suit pas à pas dansla succession décisive des événements ; dès qu’il esthomme, on agit plus librement envers lui, et, dans cejeu où il est avec les choses, on se permet parfois de lesaller considérer en elles-mêmes, pour le retrouver en-suite et le revenir mesurer. Littérature, morale, théo-logie environnante, ce sera un vaste chapip où, passéun certain moment de notre récit, nous aurons sanscesse à entrer; le Port-Royal, devenu homme fait , nousy induira fréquemment. Pour ce qui est de la théologie,il y aurait écueil soit à l’éluder, soit à s’y trop enfoncer :il nous faut être solide, sans devenir controversiste. Entâchant de saisir le fond et l’idée des questions, nous nenous laisserons cependant pas trop entraîner au dédale