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étant déjà assiégé dans sa maison par les assassins.Comme ton et allure, son petit-fils cite de lui un traitqui le peint, et avec lui sa race. 11 avait parlé à laChambre des comptes, au nom de la reine-mère, contreles prétentions d’un seigneur qui y voulait faire vérifierun don du roi que la reine elle-même revendiquait. Ceseigneur altier, tout en colère du refus de vérification,lui demanda, au sortir de la Chambre, au haut du granddegré, s’il n’était pas M. de La Mothe ; et, sur sa ré-ponse, il ajouta avec emportement qu’il avait trouvéfort étrange son opposition, et qu’il l’en ferait repentir.« Vous me prenez pour un autre, » lui répliqua M. deLa Mothe. — « Comment ! ne m’avez-vous pas dit quevous étiez M. de La Mothe ? » repartit ce seigneur. —« Oui, lui répondit-il; mais j’allonge et accourcis marobe quand je veux, et vous n’oseriez, au bas de ce de-gré, me parler comme vous faites. » Sur cela, un gentil-homme de la suite du seigneur reconnut M. de La Mo-the, et fit souvenir son maître que c’était le même qu’ilavait dû voir durant les guerres civiles en telles ou telles• rencontres. Et le grand seigneur, remis sur la voie, luifit toutes sortes de politesses 1 .
Ce M. de La Mothe eut deux femmes, de l’une unfils, de l’autre huit fils et quatre filles, en tout treize en-fants. Nous verrons Antoine Arnauld, son second fils etpère des nôtres, en avoir vingt, dont dix survécurent ;l’aîné est M. d’Andilly, le dernier est le grand Arnauld,et les qufres à l’avenant. Ce sont de vraies tribus de pa-triarches que ces familles ; et, avec cela, des longévitésextraordinaires, de longues facultés vigoureuses et saines.L’Auvergne avait treqipé fortement la race ; il y a, j’osele dire, du Montlosier dans ces Arnauld, non-seule-ment pour les facultés soutenues et l’entière vigueur,
I. mémoires d'Arnauld d’Andilly.