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PORT-ROYAL.
version, par sa constante et infatigable ardeur, par jene sais quoi d’irrégulier qu’il garda toujours sous ladiscipline, il les domine tous b Si ces solitaires que nousavons à énumérer maintenant, et à faire passer devantnous, avaient dû sortir de leur désert et faire irruptiondans le siècle, comme on l’a vu plus d’une fois de ceuxde la Thébaïde accourant dans Alexandrie, et commeon le dit de ces autres solitaires qui, le grand Macédo-nius en tête, descendirent de leur montagne dansAntioche affligée et châtiée par Théodose, c’est avecM. Le Maître en tête qu’on les aurait vus marcher. Ily avait en lui du saint Antoine, son patron, et surtoutdu saint Jérôme. Gomme celui-ci, il était un grand lut-teur des déserts, ne sachant qu’inventer pour se materlui-même et se roulant presque dans l’arène enflammée,— du moins bêchant la terre, sciant les blés, faisant lesfoins par la chaleur de midi, se ressuyant son chapeleten main au soleil, s’interdisant le feu dans les durshivers, puis replongé, au sortir de ces travaux manuels,dans l’étude opiniâtre, dans l’hébreu qu’il dévorait pourarriver à l’esprit le plus caché de l’Écriture,-compulsanttoute la doctrine des Pères, les traduisant, en divulguantde petits traités, en écrivant des vies savantes, y ramas-sant des matériaux pour les écrits de M. Arnauld sononcle (son jeune oncle), et passant de là à l’apologie dela vérité présente attaquée : on parlera, à l’occasion, dequelques-uns de ces ouvrages. Avec cela, jusqu’aubout, des tumultes d’esprit extraordinaires, des restesde vieil homme qu’il déracinait sans cesse plein d’unevigueur toujours nouvelle, mais en se renversant quel-quefois à d’autres extrémités. Et, par exemple, dans la
]. On a dit de lui avec bonheur :
.Quo non præstantior alter
Voce ciere viros, Christumq ue accendere cantu.