LIVRE TROISIÈME.
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j Pascal, dans ce chapitre des Prophéties comme danscelui des Miracles , est manifestement sur son Thabor.Soyons pourtant sincère, dussions-nous par là nous ju-ger. Le souffle nous manque pour l’y suivre jusqu’auhaut; et là où il voit plus clair que le soleil, notre œilne distingue, hormis quelques grands traits éclatants,qu’un fond très-mélangé de lueurs et d’ombres. Si, par-mi les auditeurs du fameux Discours dont ses amisnous ont parlé, il s’en était trouvé un seul qui fût ca-pable de doute, ce seul article des Prophéties était faitpeut-être pour le troubler. Car que de hardiesses! quede témérités ! que d’aveux qui lui échappent et dont ils’arme aussitôt comme d’une preuve! Pour se prouver àlui-même qu’il y a figure , il lui suffit que le sens litté-ral ne le contente point; et il se sert néanmoins de cettefigure, ainsi conclue et arrachée, comme d’une prophétiepour ce qui viendra. Il applique perpétuellement auxfigures ce qu’il a dit ailleurs : « H faut juger de la doc-trine par les miracles : il faut juger des miracles par ladoctrine. » Il juge ainsi des figures par ce qui lui paraîtvrai à côté, sauf à juger ensuite de la vérité par les fi-gures. «Ce sont'les clartés, dit-il, qui méritent, quandelles sont divines, qu’on révère les obscurités. » Je n’in-siste pas ; il serait trop aisé, sur cet article, de citer delui, à côté des grands traits, des mots excessifs, impru-dents, et qui certes n’étaient faits ni pour être prononcés,ni pour être imprimés, tels qu’on les lit dans ses notessurprises 1 .
suivi: au sommet des Pensées, à ce chapitre des Prophéties, nousnotons le germe des visions.
1. Par exemple:
« 11 y a des figures claires et démonstratives; mais il y en ad’autres qui semblent un peu tirées par les cheveux, et qui neprouvent qu’à ceux qui sont persuadés d’ailleurs. »
«... Tous ces sacrifices et cérémonies étoient donc figures ousottises: or, il y a des choses claires trop hautes pour les estimer
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