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Du Pape : Suivi De L'Église Gallicane Dans Son Rapport Avec Le Souverain Pontife / Par le comte Joseph De Maistre
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DE LÉGLISE GALLICANE.

Luc XXIII. o.

J-XVIII. 37.

Malh.XXVII.

il.

Marc. XV. 4.LucXXlII.3.J" XIX. 12.J" XVI1I.36.

3 XVII!. 38.

plus restreinte : Êtes-vous roi des Juifs? Gelait laccusationportée contre lui par ses ennemis qui voulaient, pour leperdre, le présenter comme un séditieux qui contestait lasouveraineté de César. Pour écarter cette calomnie, le Sau-veur daigna répondre : « Vous lavez dit, je suis roi, et de» plus, roi des Juifs; mais je ne suis pas un roi comme vous» limaginez, et dont le peuple puisse dire, dans son igno-» rance : Celui qui se dit roi nest pas lami de César. Si jétais» roi de cette manière, jaurais des armées qui me défen-» draient contre mes ennemis; mais mon royaume nest pas» maintenant 1 de ce monde. Je ne suis roi et je ne suis» que pour apporter la vérité parmi les hommes : quiconque» la reçoit est sujet de ce royaume. » Et sur la question :Qu est-ce que la vérité? il ne répondit pas, ou na pas voulunous faire connaître ce quil répondit \

Certes, il faut être de puissants logiciens pour rattacher àcet exposé les conclusions quon en a tirées contre la puissancedes Papes. Dautres raisonneurs, plus téméraires et non moinsamusants, ont vu, dans le texte cité, la preuve que la puis-sance temporelle des Souverains Pontifes était proscrite parlÉvangile. Je prouverai, avec le même texte, pour peu quonle désire, quun curé de campagne ne saurait posséder légiti

' Je ne sais pourquoi certains traducteurs ( ceux de Mous par exemple) sesont donné la licence de supprimer ce mot de maintenant, qui se lit cependantdans le texte comme dans la Vulgate. Je nignore pas que la particule grecqueNüv peut quelquefois navoir quune valeur purement argumentative, qui larend alors à peu près synonyme de mais ou de or ; ici néanmoins elle peut fortbien être prise littéralement, et il nest pas permis de la supprimer. Commentsait-on que le Sauveur na pas voulu, par ce mystérieux monosyllabîe , expri-mer certaines choses que les hommes ne devaient pas encore connaître? Il ya plus : quest-ce que voulait dire notre divin Maître lorsquil déclarait à la foisquil était roi des Juifs, et que son royaume nétait pas de ce monde? La pre-mière marque de respect que nous devions à ces vénérables énigmes, cest denen tirer aucunes conséquences que notre ignorance pourrait rendre dange-reuses.

On me pardonnera sans doute un léger commentaire destiné uniquementà faire mieux sentir les textes, quon peut dailleurs vérifier sur. le-champ.