ACTE CINQUIEME.
SCÈNE I.
HÉRACLIUS.
Quelle confusion étrange 1De deux princes fait un mélangeQui met eu discord deux amis!
Un père ne sait où se prendre;
Et plus tous deux s’osent défendreDu titre infarne de son fils,
Plus eux-mêmes cessent d’entendreLes secrets qu’on leur a commis.
Léontine avec tant de ruseOu me favorise ou m’abuse,
Qu’elle brouille tout notre sort :
Ce que j’en eus de connoisssanceErave une orgueilleuse puissanceQui n’en croit pas mon vain effort;
Et je doute de ma naissanceQuand on me refuse la mort.
Ce fier tyran qui me caresseMontre pour moi tant de tendresse,
Que mon cœur s’en laisse alarmer :
Lorsqu’il me prie et me conjure,
I On a presque toujours retranché aux représentations ees stances,elles ne valent ni celles de Polyeucie, ni celles du Cid : ce n’est qu'uneode du poète sur l’incertitude où les héros de la pièce sont de leurdestinée; ce n’est qu’une répétition de tous les sentiments tant de foisétalés dans la pièce; et, puisque c’est une répétition, c’est un défaut.Un mélange de deux princes , deux amis en discord, un sort brouillé,ce qu’Hêraclius a de connaissance qui brave une orgueilleuse puis-sance, ne sont pas des manières de parler qui puissent entrer ni dansune tragédie, ni dans des stances. (V.)