322
HERACLIUS.
Ce n’est que contre lui, lâche, que tu m’irrites :
Tu te veux rendre en vain indigne de ce rang;
Je m'en prends à la cause, et j’epargne mon sang.Puisque ton amitié de ma foi se défieJusqu’à prendre son nom pour lui sauver la vie,Soldats, sans plus tarder, qu’on l’immole à ses yeuxEt sois après sa mort mon (ils, si tu le veux.
HERACLIUS.
Perfides, arrêtez!
Prince?
MARTIAN
Ah! que voulez-vous faire,
HÉRACLIUS.
Sauver le (ils de la fureur du père.
MARTIAN.
Conservez-lui ce fils qu’il ne cherche qu’en vous;Ne troublez point un sort qui lui semble si doux.C’est avec assez d’heur qu’Héraclius expire,Puisque c’est en vos m ins que tombe son empire.Le ciel daigne bénir votre sceplre et vos jours!
PHOCAS.
C’est trop perdre de temps à souffrir ces discours.Dépêche, Octavian.
HÉRACLIUS.
N’attente rien, barbare !
Je suis...
PHOCAS.
Avoue enfin.
HERACLIUS.
Je tremble, je m’égare,
Et mon cœur...
PHOCAS, à Iïcraclius.
Tu pourras à loisir y penser.
(à Octavian.)
Frappe.
HERACLIUS.
Arrête, je suis... Puis-je le prononcer?
PHOCAS.
Achève, ou...
HERACLIUS.
Je suis donc, s’il faut que je le die,