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NICOMÈDE.
Et pour l’y mieux conduire, il vous sera donné,
Sitôt qu’il aura vu son lrèrc couronné '.
nicomkbe.
Vous m'envoîrez à Rome!
PlillSIAS.
On t'y fera justice.
Va, va, lui demander la clière Laodice s.
ISICOMÉDE.
J’irai, j’irai, seigneur, vous le vouiez ainsi;
Et j’y serai pins roi que vous n’êles ici.
vlaukus.
Rome sait vos liants fails, et déjà vous adore 1 2 3 .
MCOMÉDE.
Tout beau, Flaminius ! je n’y suis pas encore :
La roule en est mal sûre, à tout considérer :
Et qui m’y conduira pourrait bien s’égarer.
PBUSIAS.
Qu’on le remène, Araspe; et redoublez sa garde.
(à AUaic.)
Toi, rends grâces à Home, et sans cesse regardeQue, comme son pouvoir est la source du tien,
En perdant son appui tu ne seras plus rien.
Vous, seigneur, excusez sî, me trouvant en peineDe quelques déplaisirs que m'a fait voir la reine,
Je vais l’en consoler, et vous laisse avec lui.
Attale, encore un coup, rends grâce à ton appui.
1 Pourquoi cette idée soudaine (l’envoyer Nicomède à Borne? elleparaît bizarre. Flaminius ne l'a point demandé, .il n'en a jamais étéquestion. Prusias est un peu comme les vieillards de comédie, quiprennent des résolutions outrées, quand on leur a reproché d’être tropfaibles. Il est bien lâche dans sa colère de remettre son üls aîné entreles mains de Flaminius, son ennemi. (V.)
2 Autre ironie, qui est dans Prusias le comble de la lâcheté et del’avilissement. {V,}
3 Autre ironie aussi froide que le mot vous adore est déplacé. (V.)