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Dis cou ns
Klle a tout régularisé, sans rien empêcher. Autemps incomparable de nos chefs-d’œuvre, elle asoutenu le génie dans ses plus magnifiques élans.Au siècle plus récent de nos hardiesses philosophi-ques, lorsque nous travaillions moins a enchanterle monde par les arts qu’à le perfectionner par lascience, l’Académie a excité, soutenu, récompensétoutes les entreprises de l’esprit nouveau. Elle areçu alors dans son sein un autre ordre de grandshommes, les auteurs immortels éeY Esprit des lois ,des Époques de la nature , et ce génie puissant etvarié qui, par la nouveauté d’idées reproduites sousmille formes, depuis l’épopée jusqu’à l’épigramme,et depuis l’histoire jusqu’au pamphlet, remplit l’Eu-rope entière du bruit de son nom et semble le dic-tateur intellectuel de son siècle. Enfin, de nos jqurs,à la suite de ces fortes préparations, l'opinion ayantété introduite dans le gouvernement, la parole étantdevenue à son tour une puissance, l’Académie, tou-jours de son temps, a porté ses choix là où se pro-duisait le talent et où s’acquérait la célébrité ; elles’est associé d’illustres orateurs, des hommes d’Etathabiles; et il s’est trouvé, par un heureux privilègede notre pays intelligent et libre, que la plupartd’entre eux étaient aussi de remarquables écrivains,d’éloquents philosophes, des historiens supérieurs,et même de grands poètes.
Aussi, messieurs, le souvenir de toutes ces an-ciennes gloires et la vue de tant d’illustrations con-temporaines ne permettent pas d’entrer dans cette