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par les formes , il entra dans la nouvelle par lessujets.
Je viens d’indiquer l’un des mérites de AI. Rav-nouard, sans avoir dit encore dans quelle voie etpar quelle œuvre il le signala. Mais vos souvenirs,messieurs, ont devancé mes paroles, et vous avezdésigné la scène française et nommé la tragédie desTempliers. M. Raynouard fut entraîné par une sortede goût national et par une vocation particulièrevers les succès du théâtre. 11 crut qu’on pouvaitessayer de continuer, bien que de loin, la gloiredes grands poètes tragiques, sans suivre précisé-ment leurs traces.
Ces maîtres de la scène y avaient tour a tourtransporté la grandeur des passions et la haute in-telligence de la politique au temps des guerres ci-viles et des coups d’Etat; la tendresse exaltée dessentiments et l’austérité sereine des pensées reli-gieuses sous l’inspiration d’une cour élégante et al’ombre d’un pouvoir régulier ; enfin toutes les har-diesses passionnées d’un esprit nouveau, lorsque lesanciennes croyances a leur déclin allaient se perdredans un horizon chargé de tempêtes. Après ces di-vers genres de tragédies, M. Raynouard, que lespectacle des hommes dans l’action avait initié auxsecrets des hommes dans l’histoire, pensa que si laplupart des passions générales avaient été repré *sentées sur Je théâtre, tous les caractères histori-ques n’y avaient pas comparu, et que si les sujetsanciens se trouvaient surabondamment traités, les