l'RO.NOSGÉS A L’ACADÉMIE FRANÇAISE 31
spontanée, tout en demeurant régulière; la sup-pression de l’autre trouble l’équilibre des mouve-ments sans altérer l’intelligence, qui veut se faireobéir des muscles, et ne saurait plus y parvenir;entin, la lésion du dernier, dans son point central,suspend la respiration et produit subitement lamort.
De ces curieux résultats, le plus inattendu, saliscontredit, est celui qui semble attribuer un cerveauparticulier aux mouvements pour faire concouriravec une promptitude intelligente et un accord sa-vant les divers membres du corps et les innombra-bles muscles des membres aux phénomènes géné-raux de la station, de la marche, de la course, duvol, dont l’accomplissement régulier, et en appa-rence facile, nous dérobe l’excessive complication.Ainsi la sollicitude ingénieuse et féconde de la na-ture se montrerait l'a, comme partout, à des signeséclatants. L’appareil nerveux, chargé de faciliter leséjour et de diriger les déplacements des êtres ani-més a la surface de la terre, dans les profondeursdes eaux, a travers les couches si légères de l’air,aurait été composé avec autant de richesse quel’appareil destiné a les faire sentir, pour que lesmouvements pussent correspondre aux pensées etles actes réaliser les désirs.
S’il suffisait de ces travaux et d’autres non moinsrecommandables, qu’il ne m’est pas même permisd’indiquer imparfaitement, pour siéger a l’Académiedes sciences, il fallait les exposer avec art pour être