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établies sur certains services publics. L’impôt surles consommations fut beaucoup plus ménagé qu’ilne l’a été depuis, parce qu’il semblait prélevé sui-les salaires, et par les salaires sur le peuple, etqu’on le crut dès lors moins bon sous le rapportéconomique et moins juste sous le rapport politique.
De cette manière, l’impôt portait sur la terre etson revenu, sur le travail et son produit, sur le com-merce et ses gains, sur les capitaux et leurs jouis-sances, sur les actes et leurs garanties. Ce système,qui était savant et juste, rendait les charges publi-ques moins onéreuses en variant leur objet et endistribuant leur poids, et il complétait les vastesétablissements de l’Assemblée constituante. 11 de-venait un des ressorts les plus efficaces de cettepuissante machine sociale qui devait permettre à laFrance, unie sur un territoire compacte, animéed’un même esprit, régie par la même loi, mue parla même organisation, d’exécuter avec promptitudece qu’elle voudrait avec ensemble. Il donnait a ungrand peuple la facilité des grandes choses.
Ce système n’a été entièrement établi que sous leConsulat, après les troubles de la période dont lesthiances furent révolutionnaires comme les princi-pes et les actes. Mais, adopté depuis lors avec desperfectionnements successifs dans son mécanisme,sans que le fond en ait été changé, il est restécomme une des plus belles conceptions de la grandeAssemblée, dont les idées, sur ce point, n’ont paseu besoin d’être rectifiées par l’expérience. M. Kœ-