SCÈNE XXIV. 207
Tu te démens bientôt de tes bons sentiments.
Pour Yalère, tantôt... Mais j’aperçois son père :
11 vient assurément pour conclure l’affaire.
SCÈNE XXIV.
VILEBREQUIN, GORGIBUS, CÉLIE, LËLIE, SG AN A-RELLE, LA FEMME de sganarelle , LA SUIVANTE de
CÉLIE.
GORGIBUS.
Qui vous amène ici, seigneur Vilebrequin ?
VILEBREQUIN.
Un secret important que j’ai su ce matin,
Qui rompt absolument ma parole donnée.
Mon fils , dont votre fille acceptait l’hyménée,
Squs des liens cachés trompant les yeux de tous,Vit depuis quatre mois avec Lise en époux;
Et, comme des parents le bien et la naissanceM’ôtent tout le pouvoir de casser l’alliance,
Je vous viens...
GORGIBUS.
Brisons là. Si, sans votre congé,Valère votre fils ailleurs s’est engagé,
Je ne vous puis celer que ma fille CélieDès longtemps par moi-môme est promise à Lélie ;Et que, riche en vertu, son retour aujourd’huiM’empêche d’agréer un autre époux que lui.
VILEBREQUIN.
un tel choix me plaît fort.
LÉLIE.
Et cette juste envie
D’un bonheur éternel va couronner ma vie...
GORGIBUS.
Allons choisir le jour pour se donner la foi.
SGANARELLE seul.
A-t-en mieux cru jamais être cocu que moi!
Vous voyez qu’en ce fait la plus forte apparencePeut jeter dans l’esprit une f ausse créance.
De cet exemple-ci ressouvenez-vous bien ;
Et, quand vous verriez tout, ne croyez jamais rien.
FIN DE SGANARELLE.