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ACTE I, SCÈNE IV,
SCÈNE III.
ARISTE, SGANARELLE, LÉONOR, LISETTE.
ARISTE.
Je veux m abandonner à la foi de ma femme,
Et prétends toujours vivre ainsi que j’ai vécu,
SGANARELLE.
Que j’aurai déplaisir si l’on le fait cocu !
ARISTE.
J’ignore pour quel sort mon astre m’a fait naître ;
Mais je sais que pour vous, si vous manquez de l’être,
On ne vous en doit point imputer le défaut,
Car vos soins pour cela font bien tout ce qu’il faut.
SGANARELLE.
Riez donc, beau rieur. Oh ! que cela doit plaireDe voir un goguenard (1) presque sexagénaire!
LÉONOR.
Du sort dont vous parlez, je le garantis, moi,
S’il faut que par l’hymen il reçoive ma foi ;
11 s’en peut assurer ; mais sachez que mon âmeNe répondrait de rien, si j’étais votre femme.
LISETTE.
C’est conscience à ceux qui s’assurent en nous;
Mais c’est pain bénit, certe, à des gens comme vous.
SGANARELLE.
Allez, langue maudite, et des plus mal apprises.
ARISTE.
Vous vous êtes, mon frère, attiré ces sottises.
Adieu. Changez d’humeur, et soyez avertiQue renfermer sa femme est un mauvais parti,le suis votre valet.
SGANARELLE.
Je ne suis pas le vôtre.
SCÈNE IV.
SGANARELLE
Oh ! que les voilà bien tous formés Fun pour l’autre !
Quelle belle famille ! Un vieillard insenséQui fait ledameret dans un corps tout cassé ;
fi) Goguenard, du vieux mot gogue, plaisanterie, ou, comme on disaitautrefois, joyeuse. Goguetteté est le diminutif de gogue. Ces trois motsviennent du bas breton gog, f[ui signifie satire.
MoT.it a e. — t. I
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