278
LES FACHEUX,
A quelques yeux suspects tu me fisses connaître.
LA MONTAGNE.
Mais...
ÉRASTE.
Je ne le veux pas.
LA MONTAGNE.
Je dois suivie vos lois :Mais au moins, si de loin...
ÉRASTE.
Te tairas-tu , vingt fois?Et ne veux-tu jamais quitter cette méthode,
De te rendre à toute heure un valet incommode?
SCÈNE IL
CARITIDÈS, ÉRASTE.
CAR1TIDÈS.
Monsieur, le temps répugne à l’honneur de vous voir,
Le matin est plus propre à rendre un tel devoir;
Mais de vous rencontrer il n’est pas bien facile,
Çar vous dormez toujours , ou vous êtes en ville :
Au moins, messieurs vos gens me l’assurent ainsi ;
Et j’ai,pour vous trouver, pris l’heure que voici.
Encore est-ce un grand heur dont le destin m’honore ;Car, deux moments plus tard, je vous manquais encore.
ÉRASTE.
Monsieur, souhaitez-vous quelque chose de moi?
CARITinÈS.
Je m’acquitte, monsieur, de ce que je vous doi ;
Et vous viens... Excusez l’audace qui m’inspire,
Si...
ÉRASTE.
Sans tant de façons, qu’avez-vous à me dire?
CARITinÈS.
Comme le rang, l’esprit, la générosité,
Que chacun vante en vous...
ÉRASTE.
Oui, je suis fort vanté.
Passons, monsieur.
CARITIDÈS.
Monsieur, c’est une peine extrêmeLorsqu’il faut à quelqu’un se produire soi-même ;
Et toujours près des grands on doit être introduit