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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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LES FACHEUX,

A quelques yeux suspects tu me fisses connaître.

LA MONTAGNE.

Mais...

ÉRASTE.

Je ne le veux pas.

LA MONTAGNE.

Je dois suivie vos lois :Mais au moins, si de loin...

ÉRASTE.

Te tairas-tu , vingt fois?Et ne veux-tu jamais quitter cette méthode,

De te rendre à toute heure un valet incommode?

SCÈNE IL

CARITIDÈS, ÉRASTE.

CAR1TIDÈS.

Monsieur, le temps répugne à l’honneur de vous voir,

Le matin est plus propre à rendre un tel devoir;

Mais de vous rencontrer il n’est pas bien facile,

Çar vous dormez toujours , ou vous êtes en ville :

Au moins, messieurs vos gens me l’assurent ainsi ;

Et j’ai,pour vous trouver, pris l’heure que voici.

Encore est-ce un grand heur dont le destin m’honore ;Car, deux moments plus tard, je vous manquais encore.

ÉRASTE.

Monsieur, souhaitez-vous quelque chose de moi?

CARITinÈS.

Je m’acquitte, monsieur, de ce que je vous doi ;

Et vous viens... Excusez l’audace qui m’inspire,

Si...

ÉRASTE.

Sans tant de façons, qu’avez-vous à me dire?

CARITinÈS.

Comme le rang, l’esprit, la générosité,

Que chacun vante en vous...

ÉRASTE.

Oui, je suis fort vanté.

Passons, monsieur.

CARITIDÈS.

Monsieur, c’est une peine extrêmeLorsqu’il faut à quelqu’un se produire soi-même ;

Et toujours près des grands on doit être introduit