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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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3tX) LA CRITIQUE DE LÉCOLE DES FEMMES,

tation quon lui donne, et les choses que le public a vues delui. Vous connaissez lhomme, et sa naturelle paresse à sou-tenir la conversation. Elle lavait invité à souper comme belesprit, et jamais il ne parut si sot, parmi une demi-douzainede gens à qui elle avait fait fête de lui, et qui le regardaientavec de grands yeux, comme une personne qui ne devaitpas être faite comme les autres. Ils pensaient tous quil était pour défrayer la compagnie de bons mots ; que chaque pa-role qui sortait de sa bouche devait être extraordinaire; quildevait faire des impromptus sur tout ce quon disait, et nedemander à boire quavec une pointe : mais il les trompa fortpar son silence ; et la dame fut aussi mal satisfaite de lui queje le fus delle.

URANIE.

Tais-toi. Je vais la recevoir à la porte de la chambre.

ÉLISE.

Encore un mot. Je voudrais bien la voir mariée avec lemarquis dont nous avons parlé. Le bel assemblage que ce se*rait dune précieuse et dun turlupin 1

URANIE.

Veux-tu te taire ? La voici.

SCÈNE III.

CLIMÈNE, URANIE, ÉLISE, GALOPIN.

URANIE.

Vraiment, cest bien tard que...

CLIMÈNE.

Eh ! de grâce, ma chère, faites-moi vite donner un siège.

URANIE à Galopin.

Un fauteuil promptement.

CI.IMÈNE.

Ah ! mon Dieu !

URANIE.

Quest-ce donc ?

CLIMÈNE.

Je nen puis plus.,

URANIE.

Quavez-vous ?

CLIMÈNB.

Le cœur me manque.

URANIE.

Sont-ce vapeurs qui vous ont pris?