ÉLISE.
Et moi, je fournirais de lion cœur mon personnage.
I.YSIDAS.
Je ne refuserais pas le mien , que je pense.
URANIE.
Puisque chacun en serait content, chevalier , faites unmémoire de tout, et le donne/, à Molière, que vous connais-sez , pour le mettre en comédie.
eu MÈNE.
Il n’aurait garde, sans doute, et ce ne serait pas des versà sa louange.
URANIE.
Point, point; je connais son humeur : il ne se soucie pasqu’on fronde ses pièces, pourvu qu’il y vienne du monde.
non ante.
Oui. Mais quel dénoûment pourrait-il trouver à ceci? Caril ne saurait y avoir ni mariage, ni reconnaissance; et je nesais point par où l’on pourrait faire finir la dispute.
URANIE.
Il faudrait rêver à quelque incident pour cela.
SCÈNE VIII.
CLIMÈNE, URANIE, ELISE, DORANTE, LE MARQUIS,LYSIDAS , GALOPIN.
GALOPIN.
Madame, on a servi sur tahle.
DORANTE.
Ah ! voilà justement ce qu’il faut pour le dénoûment quenous cherchions, et l’on ne peut rien trouver de plus naturel.On disputera fort et ferme de part et d’autre, comme nousavons fait, sans que personne se rende; un petit laquaisviendra dire qu’on a servi, on se lèvera, et chacun ira souper.
URANIE.
La comédie ne peut pas mieux finir, et nous ferons biend’en demeurer là
FIN DE LA CRITIQUE DF. I.’ÉCOLE DES FEMMES.