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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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404 LIMPROMPTU DE VERSAILLES ,

MOLIÈRE riant.

« Ah ! ah ! ah! cela est bouffon.

LA GRANGE.

« Quoi! tu veux soutenir que ce nest pas toi quon joue« dans le marquis de la Critique ?

MOLIÈRE.

« Il est vrai, cest moi. Détestable, morbleu! détestable!« tarte à la crème ! Cest moi, cest moi, assurément, cest« moi.

LA GRANGE.

« Oui, parbleu ! cest toi, tu nas que faire de railler ; et,<« si tu veux, nous gagerons, et verrons qui a raison des« deux.

MOLIÈRE.

« Et que veux-tu gager encore ?

LA GRANGE.

« Je gage cent pistoles que cest toi.

MOLIÈRE.

« Et moi, cent pistoles que cest toi.

LA GRANGE.

« Cent pistoles comptant ?

MOLIÈRE.

« Comptant. Quatre-vingt-dix pistoles sur Amyntas, et dix« pistoles comptant

LA GRANGE.

« Je le veux.

MOLIÈRE.

« Cela est fait.

LA GRANGE.

« Ton argent court grand risque.

MOLIÈRE.

« Le tien est bien aventuré.

LA GRANGE.

« A qui nous en rapporter ?

MOLIÈRE.

« Voici un homme qui nous jugera. (A Brécourt.) Chevalier...

BRÉCOURT.

« Quoi? »

MOLIÈRE.

Bon. Voilà lautre qui prend le ton de marquis; vous ai-jepas dit que vous faites un rôle lon doit parler naturelle-ment ?

U est vrai.

BRÉCOURT.