LA VIE
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retraite ; niais nous en perdîmes bien-tôt la pensée ; car ces differentes, Trbu-pes , qui venoient à nous , se trouvè-rent en un moment à portée de nousaccabler de leurs flèches ; j'en reçusdeux blessures , qui ne tarderent pas àme couvrir de sang, mon Cheval ensui-te fut tué sous moi, & fa chute préci-pitée m’engagea tellement fous lui,'queje me trouvois hors de defençe de tou-te maniéré , fa pesanteur m’écrasoit, &ne me laiísoit de libre que la tête , queje tenois renversée , de façon qu’aprèsquelques efforts pour me degager , jem'étois arrêté pour mieux prendre montems, par de nouvelles tentatives. Pen-dant cela les Tartares s’étoient avancés,& le sabre à la main faisoient un hor-rible carnage de mes Gens , lorsqu’und’entre eux passant auprès de moi, mecrût mort, mit pié à terre, & ayantdéja le sabre levé pour me détacher latête , je n’eus le tems que de lui crieren langue Turque, Degma : (arrêtetoi) le Barbare à ce mot s’arrêta en ef-fèt , il m’accorda la vie , mais après
usa-