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BU COMTE MARSIGLI. 127

de nouveau, je 11epensai plus qu’à don-ner aux devoirs essentiels les restes d’u-11e misérable vie : il étoit deux heuresavant le Soleil couché quand 011 m\ui-nonça cette nouvelle , c’étoit bien peuce qui me reíioit à vivre , pour medisposer à mourir : Quelle nuit ! ôDieu ! me devoit être celle où j’alloisentrer ? Quelles surent mes réflexionsfur le teins, mal emploie de ma jeunesse ?C’est par où je commençai ce dernierexamen que Dieu m’accordoit encorepar fa miséricorde,après m'être proster-né en ésprit en présence de sa DivineMajesté , je lui demandai bien pardonde mes offençes & la suppliai de vouloiragréer pour satisfaction & pour péni-tence de ma résignation à fa volonté ,le sacrifice que je lui faisois de ma vie,& de fortifier mon éfperance pour lesalut éternel, je lui demandai avec tou-te la ferveur dont j’étois capable dein accorder la communion des Saints erireçevant spirituellement le précieux ga-ge de son amour, representé par le sa-crifice non sanglant de sa paillon, dans

l’im-