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D U COM TE MARSIGLL 129

Cavaliers Bosniens qui couroient à tou-te bride, devant le Cabaret, pour pren-dre le caste , Frédéric le leur servit,en leur lâchant quelques mots de leurlangue 11 à propos qu’ils furent touchésde fa condition, mais plus encore aussi-tôt qu’ils furent informés de fa destinée,leur pitié croistoit à mesure qu’ils l’in-terrogeoient : Après tout, l’ainé des deux,car ils étoient frères , lui dit , st tuveux mon enfant , nous sommes prêtsà te tirer d’un fi mauvais pas , mais tuvois bien fous quelle condition; il fautque tu nous fois fidele, & que tu nesonges jamais à nous échapper; il n’he-stta pas, comme on peut fe l’imaginer,il leur promit toute la fidélité, que me-ritoit une fi grande grâce. Couragedonc , lui dit-il, Frédéric, nous allonsproposer cette astaire à ton Maître : lecontract fût bien-tôt passé , & en con-séquence celui-ci le leur livra moyen-nant sept reales, dont on étoit convenu.L’Arabe , qui ne s’attendoit pas à unefi bonne fortune , ne jugea pas néan-moins à propos de fe relâcher fur faI de-