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'LA VIE
vérifier de leurs propres yeux ce quis’en difoit le soir précédent. Le nom-bre de ces curieux étoit si grand , qu’ílreíTembíoit à un de ces jours de fourra-ge général,aprèsqu’cn a lachéles Four-rageurs J mais austi le Camp étoit restéà vuide & à peine y avoit-il du mondepour le garder : Dès qu'on eutapperçude loin descendre des collines oppo-sées , l’Armée Chrétienne , divisée parcolomnes , dí marcher avec- cet air defierté qui fait inspirer la victoire , lafraieur s’empara tellement de ces SoldatsTurcs,que peu revinrent, & beaucouppour en donner la nouvelle oí pour secharger de leurs bardes , s’abandonne-l ent incontinent à une fuite fi honteuse &fi génerale, qu’elle- mit le détordre dcla confusion dans tout le reste de f Ar-mée , chacun couroit devant foi pourfa propre seureté; les Quartiers, les Ba-gages , les Tentes , les Equipages d uGrand-Visir , des Généraux dt toutuniversellement fut abandonné en moinsde rien. L’Armée Chrétienne arriva diue trouva plus personne à combattre ;
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