LA VIE
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te au cas qu’il ne pût, ou qu’il ne vou-lût le suivre à la course. Cette mena-ce étoit inhumaine , & elle ne repon-doit nullement à rengagement qu’on a-voit pris un mois auparavant de lui sauverla vie ; mais c’étoit l’csperance du gain,quiavoit fait contracter ses maîtres pourlors, & ici c’ell la crainte d’y préjudiciel’,qui prend fa place. II falloit fans choixde chemin traverser des champs , desvignes pleines d’échalats brisés , & desbuissons d’épines , & de ronces , jam-bes & piés nuds. Audi ne tarda-t-onpas d’en voir ruisseler le sang de toutepart, & enfin par la douleur la pluscuisante de perdre la respiration ; c’estici où le pauvre Frédéric tomba à terre,suppliant le Turc de laisser tomber surlui le fer , qui Je inenaçoit dès la sor-tie du Camp, & de mettre fin à tantde misères. Je ne sai , dit - il , si jel’attendrîs ou non ; à ma priere, à mavoix entrecoupée, il s’arrcta tout court,& revenû de fa fureur , il me regardad’un œil moins severe , puis tout effaréiì regarda autour de lui, & voyant un
Cho