*48
LA VIE
ve pendant la nuis. Le lit étcrít à plat-'te terre , deux couvertures de bure àl'Esclave le composoient , l’une lui de-vois lervir de matelas Sc l’autre de cou-verture , la tête appuiée íur un sachetde toile , rempli de paille , & soulevéavec une pierre. II n'efl point de dou-te que ce ne fût un lit assez bien pro-portionné à sa condition présente ; maisnullement à ses indispositions, qui leconduisoient à grand train vers la mort.J’étois , dit-il , au comble de mes mi-sères & fur la fin de ma vie , où ellesdévoient m’accompagner ; une fièvrenon moins opiniâtre que le flux de ven-tre , ne me donnoit point de relâche.Les forces se diífipoient peu à peu , ócje n’avois plus que la peau fur les os.Réduit que je me vîs en cet état » je medis à moi même : me voilà donc uneseconde fois parvenu au dernier mo-ment; à Vienne condamné par un Bar-bare à être livré au glaive du Grand-Visir , & à Rama par une maladie in-curable à la mort , que nul mortel nepeut éviter. Je n Y íki mettre autre
' dis-