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LA FIE
tête , & abandonna la Ville à la discré-tion du vainqueur, elle fût pillée, cha-cun s’y chargea de butin Officiers <$CSoldats ; tous en remporterent de gros-ses dépouillés ; jufqu’au Comte Mar-iìgli , qui s’y fit riche , mais d’une ri-chesse digne des inclinations qu’il nour-rissoit dès fa plus tendre jeuneste. LesSoldats de son Régiment, qui étoientde la fête , avoient ordre de lui venirdire les maisons , où ils trouvoient deslivres ou des manuscrits , afin de s’yporter lui même , ce qui lui réussit àsouhait, de la maniéré qu’on verra dansla Bibliothèque de l’Infiitut, quand nousen parlerons. C’est ainsi que finit cettebelle Campagne à la gloire de Leopold;mais recommençons la en faveur duComte Marsigli ; car c’efi celle-ci, quilui íut des plus avantageuses pour iesdesseins, & pour son avancement dansle service j car on oublioit de dire, quec’est en ses foins , qu’on avoit confiéela conduite des travaux pour le Siège,dont nous venons de parler.
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