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faut Ctre rigoureux pour l’observancfcde la discipline militaire , mais qu’ilne faut jamais pousser la sévérité audelà de ses bornes ; moins encore ré-silier lieu à la justification. Il fautconvenir que les codes militaires desPrinces font fondés fur de bonnes loix,mais l’exécution de leurs sentences nedoit pas être fi absolue , que la Clé-mence du souverain ne puisse la sus-pendre ; c’est cette'Clémence , qui luigagne les cœurs de ses sujets : L’on adit à ce propos , que dès que la sen-tence, qui sût donnée à Bregentz, parJe Conseil de Guerre contre le Gou-verneur & la Garnison du vieux Bri-sac , parût sous les yeux de Leopold,ce bon Prince en frémit, & qu’il nela souscrivit qu’après que son Confes-seur lui eut persuadé de le faire poursalissure à la Justice ; & l’on ajoute ,que le même lui ayant présenté ensui-te le plaçet de la grâce pour les coupa-bles , il le lui fit souscrire , en disant,qu’il le devoit à sa Clémence : Ce] fût
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