DU COMTE MARSIGLI. XXXIÏl
son & la Place, je ne puis en vérité ,Monsieur, m’empêcherde vous avouéeque malgré les remontrances les pluspersuasives, que j’ay ssçû faire, & quej’ay repeté plusieurs fois , je n’ay rienpû obtenir, de façon que je me trouveabandonné moy-même , fans que laCour y paroisse sensible, j’en fuis mê-me réduit là , que je ne puis fournied’un jour à Pautre aux besoins , quim’environnent de toutes parts , voyezdonc si j e puis vous aider en quoy quece soit, de ce que je conviens vousêtre absolument nécessaire ; c’est à vousdonc à y suppléer par vôtre prudence& vôtre lavoir faire , prenant poucrégie la nécessité des tems ; n’oubliezrien pour donner le meilleur tour àcette affaire ; sachez néanmoins, Mon-sieur, que je ne puis permettre, qu’onfasse à pressent le transport des Canonspour Brissac , qui sont encore à Fri-bourg , puisque j’ay lieu de croire,que l’ennemy en veuille plûtot à cettederniere Place qu’à Pautre, &c.
Après la lecture de cette Lettre,Monsieur le Comte d’Arco nous dit »c qu’il