DU COMTE MARSIGLI. LUI
non ; Je le dis, & en atteste la vérité,que je reçois pour son amour, avecplaisir , & gaieté de cœur, la sentencequ’on vient de prononcer contre moi,quelque fevere qu’elle soit, pour merendre conforme à sa Divine Volonté;Je prie ce grand Dieu, qu’il pardonneà tous ceux , qui ont pû avoir part àma mort, de la façon que je désiré ar-demment , qu’il me pardonne mes of-fenses ; & au moyen de quoi j’esperele voir aujourd’hui dans le Ciel : C’estpour cela , Meilleurs, que je me re-commende à vos prières après çe mo-ment, qui va finir ma vie.
Qu’on prenne exemple de moi, &de ma fin malheureuse après 30. ansde service, avec toute la fidélité, queSa Maj. Imp. pouvoit exiger de moy,& après qu’elle m’avoit élevé au degrésuprême de General, & de Maréchal-Lieutenant-General. Qu’on apprenne,dis-je, par mon exemple , que tout cequi n’est pas du service de Dieu, n’estque vanité dans ce monde, & que c’estde lui seul que nous devons attendrela récompense de nos bonnes œuvres-,d z Cac