DU COMTE MARSIGLI. m
fée de bien des gens , qui íoutenoientle contraire dans le Sénat , & parmi laNoblesse j les raisons qu’on avoit de luijoindre cet Institut par une uniformitéde Doctrine , & par l’assistance des mê-mes Professeurs, detruiíoient premiere-ment les insinuations peu avantageusesqu’on apportoit, & donnoient en mê-me tems de la vigueur aux assembléeslittéraires, fans parler que cela ne man-queroit pas d’attirer les étrangers ; cequi devoit être tout ce que l’on pouvoitsouhaiter pour la gloire de sUniversité,& pour favantage de la Ville; car quoi-que cette Université soit des plus ancien-nes de l’Europe , & que cette Ville sesoit prêtée depuis un tems immemora-ble à l’instruction des hommes en toutgenre d’étude , il faut néanmoins con-venir qu’elle étoit beaucoup dechiie dansces derniers tems de son ancien lustre ,à cause du voisinage des nouvelles Aca-démies répandues dans les autres Villesd’Italie : Celle de Padoue pour les Vé-nitiens ; celle de Pise pour la Toscane,, & celle de Turin pour le Piémont ont
beau-