LU COMTE MARSIGLL n-
jouiífoit de ses grâces ; c’est ainsi qu’ilpaífoit les beaux jours de lautomne à laconversation sécrété & à la promenade ,lorsque le teins le pennettoit ; on 1cvoyoit ordinairement à cheval tenir àses côtés les deux jeunes Seigneurs Pao-luccio , neveux du Ministre , & précé-der le caroste du Pontife.
Mr. le Comte avoit tout l’agréementà Rome , qu’il pouvoit souhaiter en lasociété des Cardinaux & des Princes ; illes alloit visiter , il étoit inviré à leurstables, en effet il avoit devers foi dequoi payer de fa personne sur toutes lesmatières de conversation, son goût étoitsingulier sur toutes choses > c’est cequ’il fit paroître un jour chez le PrinceRospigliosi , contre l’avis de Messieursles Architectes fur le plan d’un apparte-ment de son Palais : Ce Prince savoitque celui du Palais du Prince Eugene auBourg de la Favorite étoit de son inven-tion, il le pria donc de vouloir l’hono-rer de son sentiment ; c’est ce qu’il fitavec un applaudisiement universel desconuoisteurs. II cultivoit aussi les gens
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