144
LA VIE
tans des Côtes voisines, qni les envoyentdans de petits barils , où il les étendentpar couches les uns lu r les autres, pourles mieux conserver, dans toutes les par-ties Septentrionales de l’Europe. Lapîche d n Ton se fait encore entre laCorse & la Sardaigne avec beaucoup desuccès; nos Mariniers nous en montrè-rent au doigt les endroits, où ces for-tes de poillons fe trouvent en plus gran-de quantité; j’ai remarqué en mon par-ticulier , qu’ils lont également abon-dants le long des Côtes de la Mediter-rannée ; & que les peuples, qui les ha-bitent , pourroient fort bien en établirun commerce très lucratif.
Dès le point du jour du 2. d’Octo-bre nous fumes accompagnés de deuxBaleines de moyenne taille , couvertsd’une peau très noire , & dont les jetsd’eau, qu’ils pondent par leurs narines,nous divertirent pendant plusieurs heu-res. Un Officier de nôtre embarque-ment , qui avoit été amt Indes Orien-tales , dit à ce propos , que dès qu’ona passé la ligne , on ne rencontre plus
✓