DU COMTE MARSIGLI. 175
Le Comte s’étoit ressenti des fatiguesde son voyage , il n’avoit pas le piémarin, aussi fût-il bientôt attaqué dequelques journées de fievre , son Valetde Chambre , qui avoit témoigné tantde zèle à son service , eut la téméritéde se prévaloir des indispositions de sonmaître , de se païer soi même de deuxou trois mois de ses gages, dont il étoitcn crédit , & de l’abandonner en cetétat ; je ne laisse pas passer ce petit traitde mortification pour un si bon maître,cette réflexion aura peut-être son utili-té , quand ce ne seroitque pour servird’avis de ne se pas trop familiariser avecle domestique , qui ne se trouve enga-gé sous cette condition , que par la pu-re nécessité , & où il trouve Ion avan-tage.
Après sept à huit jours de maladie ilse trouva en état de visiter Mrs. de laSociété, l’un après l’autre, il s’y fit debons amis , entre autre le célèbre Bo-taniste Scherard, qui le promenois sou-vent dans son jardin des simples, Tundesplus riches d’Angleterre ; le Comte en