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LA VIE
trop long de dire ici les favans entretiensde ces deux hommes ; ils paíToient lesjours dans le laboratoire, le Comte quiavoit porté avec foi son petit Essai phi—íìque , qui n’est qu’un tissu d’analyse9chymiques, le lui mit fous les yeux pouren demander fou sentiment ; il lui endéveloppa toutes les particularités, & luiexposa la méthode qu’il avoit suivie dansles opérations pour découvrir la naturedes plantes Marines , & celle de seaude Mer; il y eut un grand discours íurson amertume, qui fût jugée inamissible,quoiqu’en puisse promettre l’Analyse laplus étudiée : Teílime enfin que Bœr-have fit de ce petit ouvrage encourageade beaucoup le Comte à le donner aupublic, comme il fit en ce même voyage.Dès qu’il fût passé à Amsterdam , il pritlangue, comme l’on dit, des premierscommerçants des Indes , il devint bien-tôt de la confiance de Mrs. de la Com-pagnie , il y avoit un peu d’Intertt dansses afiìduités à leur faire fa cour , ilavoit le moyen par ses maniérés infin-nuantes à fe faire conduire dans leurs ma-gasins ,
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