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LA VIE
lez lavoir en quelle eíìime ce charmantlieu étoit dans les siécles pasies , lisezVirgile , & vous verrez s’il meritoit lesréflexions de ce Poè're , & si l'on a tortde nos jours d’en faire tant de cas , carje vous assure qisà l’exception de ses fi-gures poétiques , j’ai expérimenté à lalettre ce qu’il en a dit, quoiqu’il n'yait pas moins de dixhnit siécles entre cetEcrivain Óc nous. Or voici l'endroitcité par le Comte , que je donne icipour éviter au Lecteur la peine de 1 allervérifier dans cet Auteur.
Hic ver assidtium ; atque alienis mensibtisa; (tas.
Bisgravida- pectides, bis pomis utilis arbos.
At rapidîc Tygres abstint, & sova Leonum
Semina ; nec miseros fallunt Aconits le-gentes;
Nec rapit immensos orbes per hunitim ; ne-que tanto
Squannneus in spiram tractu se colligit an-guis.
Adde tot egregias urbes, operumque labo-rcm ;
Tot congesta manu pntruptis oppida saxis;
FJuminaque anúqt.os lubter labentiamuros.
An