DU COMTE MARSIGLL 225
II n est pas nécessaire de commenter cet-te lettre pour voir en quel degré d’ésti-mc le Comte Marlìgli étoit parvenu dansl’efprit du souverain Pontife, qui étoit letroisième dont il jouiísoit de la faveur& de l’amour paternel , comme on apû remarquer dans les Chapitres précé-dents. Si ce fut une consolation pournôtre Comte de receuillir dune maniérési autentique les fruits de fes travaux ,de fe voir loué par son Souverain, nonseulement pour les assiduités à l'étude ,pour les richesses dont il avoit ampli-fié l'Academie de Boulogne ; en le re-connoiísant Fondateur de son Institutdes Sciences , & pour fa pieté enversDieu , & son attachement au Saint Sié-gé Apostolique, cette consolation toutepleine de douceurs qu’elie étoit,.11e laiíïipas que d’étre mêlée encore d’amertu-ines ; tant il est vrai, que Dieu ne per-met pas une consolation parfaite en cet-te misérable vie , il ne manquoit pas detraverses, qui la lui auroient rendu odieu-se , s’il ne s’étoit soutenu de lui mêmepar sa résignation à la divine Providence,[ II. part. ] P qui