8
LA VIE
Branche , dont l’extremité est scellée,descend jusqu’à une certaine hauteur ,pour faire équilibre avec l’air condensédu même tuiau à la pesanteur , ou aupoids de la colonne d’air du dehors,qui appuie fur le vase ; mais pour fai-re voir que véritablement l’air , qui estrenfermé dans le tuiau entre le mer-cure, & son extrémité scellée herméti-quement, y est comprimé, & conden-se, il n’y a qu’à lever du vase l’autreextrémité, & le renverser de nouveau,alors l’on verra que l’air intérieurrepoussera le mercure dehors du tuiaujusqu’à ce qu’il aura repris son alïìettenaturelle, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’ilaura recouvert son degré de consi-flence naturelle , ou le degré d’équi-libre entre ses parties. Voilà ce enquoi consiste tout le mystère des Ba-romètres , & futilité qu’on en retirepour connoître les qualités de l’air,qu’on respire journellement, plus oumoins chargé de vapeurs , & d’ex-halaisons.
L’usage des Thermomètres, qui don-nent les degrés de chaleur, ou de froi-deur